mercredi 29 décembre 2010

Voyez votre monde tel qu’il est, non pas comme vous l’imaginez. (Nisargadatta MAHARAJ)




Vous êtes tous trempés car il pleut beaucoup aujourd‘hui. Dans mon monde, le temps est toujours au beau fixe. Il n’y fait ni nuit ni jour, ni chaud ni froid. Pas la moindre inquiétude, ni regrets ne m‘assaillent. Mon esprit est libre des pensées, car tous les désir dont l‘assouvissement me réduirait à l‘esclavage en sont absents.

Est-ce qu’il existe deux mondes ?

Votre monde est transitoire, changeant. Mon monde est parfait, sans le moindre changement. Vous pouvez me dire ce que voulez concernant votre monde je vous écouterai attentivement, et même avec intérêt, cependant pas à un seul instant je n’oublie que votre monde n’existe pas ; que vous êtes en train de rêver.

Qu’est-ce qui distingue votre monde du mien ?

Mon monde ne possède pas de caractéristiques par lesquelles on pourrait le définir. Vous ne pouvez rien en dire. Je suis mon monde. Mon monde est moi-même. Il est entier et parfait. Toutes les impressions sont effacées, chaque expérience est rejetée. Je n’ai besoin de rien, même pas de moi-même, car je ne puis perdre ce que je suis.

Même pas de Dieu ?

Toutes ces idées et distinctions existent dans votre monde ; il n’existe rien de tel dans le mien. Mon monde est unique et très simple.


Il ne s’y passe donc rien ?

Quel que soit ce qui se produit dans votre monde n’a de validité et ne demande une réponse qu‘en lui. Dans mon monde, il ne se passe rien.

Le fait même que vous faites l’expérience de votre propre monde sous-entend la dualité propre à toute expérience.

Verbalement - oui. Mais vos paroles ne m’atteignent pas. Mon monde n’est pas un univers verbal. Dans votre monde, l’inexprimé n’existe pas ; dans le mien, les mots et leur contenu sont dénués de vie. Dans votre monde, rien n’est stable ; dans le mien - rien ne change. Mon monde est réel, alors que le vôtre est fait de rêves.

Pourtant, nous avons une conversation.

Le dialogue appartient à votre monde. Dans le mien il règne le silence éternel. Mon silence chante, mon vide est plein, je ne manque de rien. Vous ne pouvez connaître mon monde tant que vous n’y êtes pas.

Vous semblez être seul dans votre monde.

Comment pouvez-vous dire seul ou pas seul, quand les mots ne s’y rapportent pas ? Bien sûr que je suis seul, car je suis tout.

Ne venez-vous jamais dans notre monde ?

Que signifient aller et venir pour moi ? A nouveau, ce sont des mots. Je suis. D’où puis-je venir et où pourrais-je aller ?

En quoi votre monde m’est-il utile ?

Vous devriez observer votre monde de plus près, l’examiner de façon critique et, un jour vous vous retrouverez soudainement dans le mien.

Qu’avons-nous à gagner en faisant cela ?

Vous ne gagnez rien. Vous n’emportez pas ce qui n’est pas vôtre et vous découvrez ce que vous n’avez jamais perdu - votre propre être.

Qui commande dans votre monde ?

Il n’est sous la gouvernance d’aucun dirigeant, et personne n’y est gouverné. Il ne comprend pas la moindre dualité. Vous ne faites que projeter vos propres idées. Vos Ecritures et vos dieux ne représentent rien ici.

Vous possédez cependant un nom et une forme, vous faites preuve de conscience et d’activité.

C‘est l‘impression que je donne au sein de votre monde. Dans le mien, seul être existe ; et rien d’autre. Vous autres ressentez de la richesse avec vos idées de possession, de quantité et de qualité. Je suis entièrement dénué d’idées.

Mon monde est sujet au trouble, à la détresse et au désespoir. Vous semblez vivre avec des revenus cachés, alors que je dois trimer pour gagner ma vie.

Faites comme bon vous semble. Vous êtes libre de quitter votre monde pour rejoindre le mien.

Comment faire la traversée ?

Voyez votre monde tel qu’il est, non pas comme vous l’imaginez. Le discernement mènera au détachement ; le détachement vous assurera d’agir de façon juste ; l’action juste construira le pont intérieur qui conduira vers votre être véritable. L’action est une preuve de votre ferveur. Faites ce que l’on vous dit avec diligence et foi, et tous les obstacles s’évanouiront.

Etes-vous heureux ?

Dans votre monde, je serais des plus malheureux. Se réveiller, manger, parler, dormir à nouveau - quelle barbe !

Alors, vous ne voulez même pas vivre ?


Vivre, mourir - comme ce sont des mots dénués de sens ! Alors que vous me voyez en vie, je suis mort. Quand vous me pensez mort, je suis en vie. Vous êtes dans la confusion la plus totale !

Ce que vous pouvez être indifférent ! Toutes les souffrances de notre monde sont telles un néant à vos yeux.

J’ai parfaitement conscience de vos problèmes.

Alors, que faites-vous pour les soulager ?

Je n’ai pas besoin de faire quoi que ce soit. Ils vont et viennent.

Disparaissent-ils rien qu’en leur accordant de l’attention ?

Oui. La difficulté peut être de nature physique, émotionnelle ou mentale ; mais elle est toujours individuelle. Les calamités à grande échelle sont la somme de destinées individuelles innombrables et prennent du temps à se résorber. Mais la mort n’est jamais une calamité !

Même quand un homme est assassiné ?

La calamité est celle du tueur.

Quand-même, deux mondes me semblent exister : le mien et le vôtre.

Le mien est réel, le vôtre est mental.

Imaginez un rocher dans lequel il y a un trou où se trouve une grenouille. Disons que sa vie se déroule dans la félicité parfaite, sans distractions ni dérangements. Le monde continue à tourner à l’extérieur du rocher. Si la grenouille était au courant du monde extérieur, elle tiendrait ce propos : " Une telle chose n’existe pas. Mon monde est fait de paix et de félicité. Votre monde n’est qu’une structure en mots, il est sans existence. " Il en va de même pour vous. Quand vous nous dites que notre monde n’existe tout bonnement pas, il n’y a pas de discussion possible. Ou, prenons un autre exemple. Je vais consulter un médecin pour des douleurs au ventre. Il m’ausculte et me dit : " Vous n’avez rien. " " Mais, j’ai mal ", lui dis-je. " Votre douleur est mentale ", m’assure-t-il. Je dis : " Savoir que ma douleur est mentale ne m‘est d‘aucune aide. Vous êtes docteur, soignez cette douleur. Si vous n’en êtes pas capable, alors vous n’êtes pas mon médecin. "

Tout-à-fait juste.

Vous avez construit les rails, mais sans pont, aucun train ne peut traverser. Veuillez construire le pont.

Il n‘est besoin d‘aucun pont.

Quelque lien entre votre monde et le mien doit bien exister.

Aucun lien n’est nécessaire entre un monde réel et un monde imaginaire, car il ne peut pas y en avoir.

Alors que pouvons-nous faire ?

Examinez votre monde, appliquez-vous à cette observation de tout votre esprit, examinez-le de manière critique, inspectez attentivement chaque idée le concernant ; cela suffira.

Le monde est trop grand pour ce genre d’investigation. Tout ce que je sais, c’est que j‘existe, le monde existe, le monde me cause des problèmes et je lui en cause également.

Dans mon expérience, tout est félicité. Mais le désir de félicité crée la souffrance. Ainsi, la félicité devient le germe de la souffrance. L’univers entier de la souffrance nait du désir. Abandonnez l’aspiration au plaisir et vous ne saurez même pas ce qu’est la souffrance.

Pourquoi le plaisir doit-il être le germe de la souffrance ?

Parce que vous commettez de nombreux péchés au nom du plaisir. Et les fruits du péché sont la souffrance et la douleur.

D’après vous, le monde ne nous est pas utile - il n’est que tribulation. Je ne le ressens pas ainsi. Dieu n’est pas si insensé. Le monde m’apparaît comme une grande entreprise dont le but est de transformer le potentiel en actuel, le matériel en vivant, l’inconscient en pleine conscience. Pour réaliser le suprême il nous faut l’expérience des contraires. De la même façon que pour construire un temple nous devons avoir des pierres et du mortier, du bois et du fer, du verre et des tuiles ; pour transformer l’homme en sage divin, en maître sur la vie et la mort, il nous faut le matériau de chaque expérience. Tout comme la femme se rend au marché, achète toutes sortes de provisions, rentre à la maison, fait la cuisine, cuit des gâteaux et nourrit son seigneur, nous nous cuisons nous-mêmes à point dans le feu de la vie et nourrissons notre Dieu.

Bien, si c’est-ce que vous pensez, allez-y. Nourrissez alors votre Dieu.

Un enfant va à l’école et apprend beaucoup de choses, qui plus tard ne lui serviront pas. Cependant, il grandit pendant tout ce processus d’apprentissage. Nous aussi, traversons un nombre incalculable d’expériences puis les oublions, mais tout du long, nous grandissons. Et qu’est-ce qu’un jnani, sinon un homme qui a du génie pour la réalité ? Ce monde, qui est mien, ne peut pas être fortuit. Il a un sens, il n’est pas sans dessein. Mon Dieu a un plan.

Si le monde est faux, alors le dessein et son créateur le sont également.

A nouveau, vous déniez le monde. Il n’y a pas de pont entre nous.

Un pont n’est pas nécessaire. Votre erreur est de croire que vous êtes né. Vous n’êtes jamais né et jamais vous ne mourrez, mais vous croyez être né à une date particulière, en un lieu donné, et que ce corps-ci est le vôtre.

Le monde est, je suis. Ce sont des faits.

Pourquoi vous inquiétez-vous du monde avant de vous occuper de vous-même ? Vous voulez sauver le monde, n’est-ce pas ? Pouvez-vous faire passer le salut du monde avant le vôtre ? Et que signifie être sauvé ? Sauvé de quoi ? De l’illusion. Le salut c’est voir les choses telles qu’elles sont. Je ne me perçois pas du tout comme étant lié à qui que ce soit, ni à quoi que ce soit. Même pas à un soi, quoi qu’il puisse être. Je demeure à jamais non défini. Je suis au-dedans et au-delà - intérieur et inaccessible.

Comment y-êtes vous arrivé ?

Par la confiance en mon Guru. Il m’a dit : " Vous seul êtes ", et je n’ai pas un seul instant douté de sa parole. Je n’ai fait qu’essayer de la comprendre, et cela, jusqu’à ce que je réalise combien elle était absolument véridique.

La conviction par la répétition ?

Par la réalisation du soi. Je me suis découvert être absolument conscient et heureux. J’ai vu que par erreur je pensais devoir l’être-conscience-félicité au corps et au monde des corps.

Vous n’êtes pas un érudit. Vous n’avez pas beaucoup lu et ce que vous avez étudié, ou entendu dire, n‘était peut-être pas souvent contradictoire. J’ai, pour ma part, une grande érudition et j’ai beaucoup lu. Mes découvertes m’ont montré que les livres et les enseignants se contredisent à n’en plus finir. C’est pourquoi j’aborde tout ce que je lis et entends avec beaucoup d’hésitation. Ma première réaction est la suivante : " Il se peut qu’il en soit ainsi, mais peut-être pas. " Comme mon esprit est incapable de juger de ce qui est vrai et de ce qui ne l’est pas, je reste dans le doute. Dans le yoga, un esprit en proie au doute est un grand inconvénient.

Je suis heureux de vous l’entendre dire ; mais mon Guru m’a aussi enseigné à douter - de tout et de façon absolue. Il m’a dit : " N’accorde pas la moindre existence à quoi que ce soit, sauf à toi-même. " C’est par désir que vous avez créé le monde avec son lot de souffrances et de plaisirs.

Doit-il être également pénible ?

Comment peut-il en être autrement ? Le plaisir est limité et transitoire par nature. Le désir naît de la douleur, dans la douleur il recherche l’accomplissement et il trouve sa fin dans la souffrance de la frustration et du désespoir. L’affliction est l’arrière-plan du plaisir, toute quête de plaisir naît dans la douleur et prend fin dans la douleur.

Ce que vous dites est très clair pour moi. Mais quand il m’arrive quelque trouble d’ordre physique ou mental, mon esprit devient morose et s’assombrit, ou encore, il se met en quête d’un soulagement de manière effrénée.

Et alors ? C’est l’esprit qui vit la morosité ou l’agitation, pas vous. Regardez, toutes sortes de choses se passent dans cette pièce. Sont-elles de mon fait ? Elles se produisent d’elles-mêmes. Il en est de même en vous - le rouleau de la destiné se déploie et actualise l’inévitable. Vous ne pouvez pas changer le cours des choses, mais vous pouvez changer votre attitude, et ce qui compte vraiment, c’est l’attitude et non le seul évènement. Le monde est le royaume des désirs et des peurs. Vous ne pouvez y trouver la paix. Pour vivre la paix, vous devez dépasser le monde. La cause première du monde est l’amour de soi-même. C’est à cause de lui que nous recherchons le plaisir et que nous voulons éviter la souffrance. Remplacez l’amour de soi-même par l’amour du Soi, et tout le tableau se transforme. Brahma, le Créateur, figure la somme de tous les désirs. Le monde est l’instrument qui sert à leur accomplissement. Les âmes s’adonnent aux plaisirs qu’elles désirent et payent le prix dans les larmes. Le temps harmonise les comptes. Le règne de la loi de l’équilibre est souverain.

On doit d’abord être un homme avant d’être surhumain. L’âge d’homme est le fruit d’expériences innombrables. Le désir pousse à l’expérience. En conséquence, au moment opportun et à un certain niveau, le désir est à sa place.

Tout ceci est vrai, d’une certaine manière. Mais un jour vient, où vous avez accumulé suffisamment et où il est temps de vous mettre à construire. Alors, il devient absolument nécessaire de trier et rejeter [viveka-vairagya]. Tout doit être minutieusement examiné et ce qui n’est pas nécessaire doit être détruit sans concession aucune. Croyez-moi, on ne peut pas trop détruire. Car il n’y a rien de valeur dans la réalité. Soyez passionnément impartial - c’est tout.

mardi 28 décembre 2010

L'éveil est je (jeu?) Stephen Jourdain


« L’éveil » est je, moi, « un sujet sans yeux voyant, sans lumière, un objet sans apparence qui n’est autre que ce sujet voyant, se voyant. Ceci, à bout portant ». « Je » s'engendre lui-même. « Je » est cause pure de soi. »


Stephen JOURDAIN

dimanche 26 décembre 2010

"Nous sommes des êtres illuminés" (Maître YODA)





Tu dois désapprendre tout ce que tu as appris.

Mon alliée est la force et c’est de mes alliés la plus puissante. La vie la crée, la fait grandir, son énergie nous entoure et nous relie.
Nous sommes des êtres illuminés, pas une simple matière brute.
Tu dois sentir la force autour de toi, ici, entre toi, moi, l’arbre, la roche, partout.


Maître YODA

jeudi 23 décembre 2010

Karl RENZ








L'on prête à Jésus cette parole : aime ton prochain comme toi-même. Un tel amour est-il possible?


Réfléchis un peu! Il ne peut en être autrement. Aimer signifie se reconnaître en tout. L'amour est par-delà la dualité, si bien qu'il n'y a pas non plus d'effort à faire pour aimer quelqu'un, qui tout compte fait, n'est pas si extraordinaire que ça. L'amour est une réalité allant de soi, parce que tu te reconnais pleinement dans l'autre. Ce n'est pas comme de se dire: en essence, ce type que je vois dans le métro est certainement identique à moi-même, donc salut! Cette essence, tu la reconnais de façon immédiate, en ce qu'elle est ta propre réalité. L'amour et la connaissance de soi sont une seule et même chose. Sur le fronton du temple de Delphes il pourrait aussi bien être écrit :"Aime toi toi-même". Mais c'était peut être trop demander aux prêtres!

C'est aussi que connais-toi toi-même exprime mieux la voie à suivre. Il faut d'abord trouver l'accès à soi-même.

Il n'y a ni voie d'accès, ni voie de sortie - pas d'échappatoire à soi-même. L'on ne peut devenir quelque chose que l'on est déjà. Il n'y a ni voie d'approche, ni devenir. Imaginer que tu es séparé de toi-même est aussi insensé que d'imaginer que tu es séparé d'autrui. Tu n'es pas séparé de toi. Penser que tu l'es t'incite à construire des relations avec toi-même - des relation sur lesquelles tu travailles merveilleusement bien et qui, à n'en pas douter, peuvent être améliorées indéfiniment. Comme s'il y avait deux soi, premièrement toi, la personne, et deuxièmement toi-même, ce que tu es. Il n'y a pas de séparation entre les deux. Mais tu crois à la possibilité de relations et penses en avoir avec quelqu'un, c'est à la séparativité que tu prêtes réalité.

As-tu un enseignement et, si oui, quel est-il ?

Réalise que tout est un mensonge, et surtout celui qui reconnaît que tout est un mensonge .

Comment peut-on intégrer ce que vous dites dans la vie quotidienne ?

Ce qui est ne requiert aucune intégration, et ce qui n'est pas ne sera jamais intégré. Reconnais la parfaite réalisation de la réalité et sois ce que tu es. Tout est exactement comme c'est, car l'Être s'est manifesté de cette manière et pas autrement.

Peux-tu parler de la mort ? Certains affirment qu'il faut " mourir avant de mourir ".

La seule mort possible est celle de l'ego (la notion de séparation). Mais comment ce qui n'existe pas peut-il mourir ? Voilà la question. Comment ce qui n'est qu'une apparence, et ne se laisse appréhender que par les sens, peut-il mourir ? Comment le mensonge de la séparation peut-il disparaître ? Pour quelle raison, ou pour qui, " ce qui n'existe pas " doit-il disparaître ?

Seulement lorsque le Soi se reconnaît absolument dans tout ce qui est, car rien n'existe que l'Être indivisible ; la vérité et rien que la vérité, le Soi et rien que le Soi.

Lorsque la vérité ne voit qu'elle dans tout ce qu'elle perçoit, lorsque Cela et seulement Cela est ce que tu es, lorsque le rêve et le rêveur ne font qu'un dans l'absolu.

Pour l'absolu, rien ne doit disparaître, car l'absolu est la seule réalité. Reconnaître que l'ego n'est qu'une ombre éphémère dans le présent éternel annihile son apparente réalité.



Tu es Cela. C'est ta nature véritable, éternelle, précédant l'émergence du temps et de l'espace et de tout ce qui y apparaît, éternellement non affectée : la conscience pure et absolue se percevant elle-même en elle-même.


Peinture de Karl RENZ




http://www.karlrenz.com/francais/

mercredi 22 décembre 2010




La présence dans le maintenant est un état qui est toujours à portée de la main mais que l'on remarque rarement.


SRI NISARGADATTA MAHARAJ




http://milajesuis.blogspot.com/2010/02/la-fierte-davoir-reussi-jai-travaille.html

lundi 20 décembre 2010

Rien ni personne à illuminer (Tony Parsons)





«Fondamentalement, la réalisation de l’illumination apporte avec elle la soudaine compréhension qu’il n’y a personne ni rien à illuminer. L’illumination est, tout simplement. Elle ne peut être possédée, pas plus qu’elle ne peut être atteinte ou gagnée comme une sorte de trophée. Tout et toute chose est unicité, et tout ce que nous faisons en essayant de la trouver se met en travers de sa survenue.

Ceux qui se déclarent être illuminés, ou le laissent croire, n’ont simplement pas réalisé la nature paradoxale de l’illumination et présument posséder un état qu’ils imaginent avoir obtenu. Il est vraisemblable qu’ils ont eu une profonde expérience personnelle d’une certaine sorte, mais cela n’a absolument rien à voir avec l’illumination. En conséquence, ils restent encore enfermés dans leurs propres concepts individualistes, fondés sur leurs propres systèmes de croyances particuliers.

Ces gens ont souvent besoin de prendre un rôle d’“enseignants spirituels” ou de “maîtres illuminés” et attirent inévitablement ceux qui éprouvent le besoin d’être étudiants ou disciples. Leur enseignement, encore enraciné dans le dualisme, encourage inévitablement une distance entre l’“enseignant” et ceux qui se trouvent amenés à suivre l’enseignement. (...)

Ceux qui ont complètement compris et embrassé l’illumination n’on rien à vendre. Quand ils partagent leur compréhension, ils n’ont aucun besoin de s’embellir eux-mêmes, ni ce qu’ils partagent. Pas plus qu’ils n’éprouvent d’intérêt à tenir le rôle de mères, de pères, ou d’enseignants.

Ce qui est “à part” engendre l’exclusion, alors que la liberté se partage au travers de l’amitié.”

Tony Parsons, Ce qui est, Trad. de l’anglais, Ed. Accarias L’Originel, 2002, p. 32-34.



http://milajesuis.blogspot.com/2010/09/tou-ce-qui-se-passe-est-que-lorsque.html

vu sur :http://www.cafe-eveil.org/archives/tony-parsons.html

dimanche 19 décembre 2010

Mon véritable Corps (Douglas Harding)




Quel est le véritable Corps de tous les corps qui composent cet univers étroitement et merveilleusement entrelacé dans lequel nous vivons tous en étroite connexion, où tout dépend de et conditionne tout le reste ? Quel est-il donc sinon - l’Univers - et rien de moins ! Vous n’existez pas tant que vous n’êtes pas Tout, l’Ensemble des choses, le Corps unique, strictement indivisible, qui est votre véritable Corps – évidemment pas dans votre dimension humaine, mais en union avec l’Un que vous êtes réellement au Centre et à la Circonférence.
En d’autres termes, il n’y a qu’un seul Corps dont tous les autres corps ne sont que des membres, ou plutôt des organes et organelles. Et en affirmant (à juste titre et explicitement) que vous êtes incarné, vous affirmez (à juste titre et implicitement) que vous êtes Lui. ("Dieu")

Nous demandions s’Il("Dieu") était un corps. La réponse est Non ! Jamais de la vie ! Il est Le Corps ! La Non-chose est Toutes choses.


Douglas HARDING





http://milajesuis.blogspot.com/2010/08/univers-d-la-playlist-life-zone-avec.html




jeudi 16 décembre 2010

L'éveil n'existe pas (Nisargadatta Maharaj)


Non seulement vous n'allez rien acquérir, mais vous allez perdre tout ce que vous avez pu "acquérir" au prix de tant d'efforts pendant toutes ces années. Qui plus est, vous allez même perdre votre soi ! Vous êtes prévenus ! Vous allez, si vous revenez me voir, parvenir à la conclusion qu'il n'existe aucun "moi" ou "vous" pour rechercher l'éveil, et qu'en fait "l'éveil" lui-même n'existe pas. L'aperception de ce fait est elle-même l'éveil !



SRI NISARGADATTA MAHARAJ

mercredi 15 décembre 2010

Cet instant est tout ce qui Est (Tony Parsons)

Cet instant même est tout ce qui est. Ce moment-ci, ici même, est tout ce qui est. Dans ce corps/mental, une vue clair s'opère à chaque instant; il y a simplement un voir. Mais quelque part dans l'esprit il y a cette idée - et c'est tout le drame - qu'il y a quelqu'un là opérant cette vision. C'est toute la subtilité et l'évidence de la chose.
Lorsque se produit l'éveil (comme cela arrive maintenant très souvent), ce que les gens disent plus que tout autre chose est que ce qui est vu à présent est absolument évident. Tellement évident.
C'est étroitement accolé à ce que vous imaginez qui ce passe en ce moment. Vous pensez que vous me voyez - en fait tout ce qui se produit en réalité est qu'il y a un voir, vision de moi qui survient, ou de quoique ce puisse être. La différence entre éveil et pas d'éveil - entre voir et ne pas voir - est simplement la reconnaissance qu'il n'est personne là. Il n'est aucun "moi".



Si vous le voulez, vous pouvez fermer les yeux et vous mettre en quête du "moi". Ce qui surgit à la conscience sont des sensations. Il peut y avoir des sensations dans le corps, des pensées...
Peut importe ce qui surgit - un "moi" ne peut être trouvé là-dedans. Cherchez donc "moi"- il n'est pas possible de trouver une localisation fixe, un point fixe qui soit "moi". Où est votre "moi" ? Continuez à chercher "moi" et tout ce que vous trouverez, en fait
,sont des sensations, sensations corporelles, conscience du corps, conscience de la pensée "Je ne peux trouver "moi""...



Et la chose étrange est que ce qui cherche "moi" est ce que vous êtes. Vous êtes celui qui cherche. Ce que vous êtes est unicité. L'unicité est ce qui voit, ce qui voit toute chose. L'unicité est tout et voit tout comme étant elle-même.
Ce que vous cherchez est déjà. Ce que vous cherchez est déjà ceci. En fait, toute votre vie il y a eu claire vision. Ce qui recouvre cela est l'identification, comme si il y avait un "voyant" séparé. Et ce voile aussi est Divin. La lumière est tout ce qui est. Il n'est rien qui est besoin d'être fait, simplement parce qu'il s'agit seulement de la vision de ceci. Qui a besoin de faire quoique ce soit à ce propos ? Il y a toujours ceci. Il n'y a jamais que ceci. Où que vous alliez, il n'est que ceci.



Tony PARSONS

http://milajesuis.blogspot.com/2010/09/tou-ce-qui-se-passe-est-que-lorsque.html

Mental ( entretien avec Ramana Maharshi)



Puis-je méditer sur mon mental ?

Le mental de qui ?

Mon propre mental.

Qui êtes-vous ? Ainsi votre question se résoudra d'elle-même.

(...)Le Maharshi recommande de dépouiller le mental de toutes pensée.

Cela est en soi une pensée.

Quand toutes les pensées disparaissent, que reste-t-il alors ?

Le mental est-il différent des pensées ?

Non. Le mental est fait de pensées. Mon idée est la suivante : Quand toutes les pensées ont disparu, comment puis-je alors concentrer mon mental ?

Cela n'est-il pas aussi une pensée ?

Oui, mais l'on me recommande de me concentrer.

Pourquoi devriez-vous vous concentrer ? Pourquoi ne donneriez-vous pas libre cours à vos pensées ?

(...)Vous dites que je dois plonger dans l'océan du Soi comme un pêcheur de perles au fond de la mer.

Parce que vous pensez maintenant que vous êtes en dehors de l'océan de la Conscience.

(...) Vous ne pourrez jamais trouver le mental par le mental. Passez au-delà afin de découvrir qu'il n'existe pas.
(...)Mental, ego, intellect sont des noms différents pour un seul et même organe intérieur. Le mental n'est qu'un agrégat de pensées. Les pensées ne peuvent exister que pour l'ego. Toutes les pensées sont donc imprégnées de l'ego. Recherchez d'où s'élève le "je" et les pensées disparaîtront.

Ce qui reste ne peut pas être le "je" mais la pure conscience.

Tout à fait. Au départ, vous cherchez le bonheur. Vous vous apercevez, à l'analyse, que la souffrance est causée par les pensées. On les appelle le mental. En vous efforçant de contrôler celui-ci, vous cherchez le "je" pour finalement vous établir dans l'état Être-Conscience-Félicité.

Qu'est-ce que le mental alors ?

Le mental est la conscience qui a posé des limitations. Vous êtes originellement illimité et parfait. Puis vous vous limitez et devenez le mental.

jeudi 2 décembre 2010

Renonçons à l'observateur et à l'éveil (Steven HARISSON)


La méditation est-elle nécessaire?


Le défi de la méditation est connecté avec la dissociation qui se met en place lors du développement de l'observateur (celui qui est vigilant). En général, chez beaucoup de gens, la méditation semble relâcher certaines tentions, mais elle paraît aussi créer un problème plus subtil. Tout d'abord, nous sommes en souffrance. Puis nous méditons, et nous devenons conscient de la souffrance. Cela fait, certainement que l'on se sent mieux. Le mental capture cette conscience, ainsi appelée, et crée un observateur qui se sent mieux du fait qu'il est conscient de la façon dont la vie se déroule. Mais l'observateur n'est pas en contact véritable avec ce déroulement. Il reste en arrière, à une distance de sécurité.

Renonçons à l'observateur et à l'éveil.

Maintenant nous retombons dans l'actualité de notre vie, la souffrance et tout le reste.

De retour, somme toute, là où nous avons commencé et là où nous sommes. Nous ne sommes plus dissociés par le fait de cultiver en nous-mêmes un observateur-éveillé. Nous voilà pluôt pris dans la nasse des faits de la vie, parfois exténuants.

Il y a aussi une tendance à associer le mouvement de nos vies avec les choses que nous faisons, comme s'il y avait une loi de cause à effet. Nous nous asseyons en méditation, et quelque chose se passe. Peut-être l'ouverture est-elle la cause de la méditation, ou peut-être cela est-il sans cause, ou bien, est-ce un effet de synchronicité. Mais le mental a une tendance à structurer, à se souvenir des évenements comme ayant une cause. Il obscurcit ainsi la réalité.


Je pense comprendre ce que vous dites sur les techniques. Mais la paix que j'ai ressentie pendant la méditation est quelque chose dont je n'avais jamais eu l'expérience avant. Comment pouvez-vous simplement rejeter complètement cela ? Pensez-vous que la méditation est utile, peut-être comme moyen de se détendre ? Ma pratique tourne aujourd'hui autour de la décision d'être content de ma souffrance, et même de l'aimer. Vous parlez de la même chose ?


A coup sûr, la méditation a un usage technique. Elle paraît nous détendre, abaisser la pression sanguine, accroître la concentration. Mais je voudrais suggérer que cette méditation n'a aucune utilité pour ce qui est d'une transformation fondamentale. C'est là où toute technologie devient inutile, y compris la méditation ou d'autres techniques psycho spirituelles. En fait la méditation est l'expression d'une recherche ouverte, ce n'est pas un moyen d'atteindre un but.

Si, à ce niveau on ne renonce pas à la méditation en tant que technique, elle devient comme une drogue, et elle génère un état ressenti comme agréable, qui a un intérêt, qui construit une image sociale d'être "spirituel". Nous allons, simplement, répéter le processus méditatif, aller à son plus haut niveau, puis, plus tard, redescendre, et recomencer le cycle. C'est mieux qu'une addiction à la drogue. Mais ce n'est pas vraiment différent sur le fond.

La souffrance et les conflits sont des messagers. L'inconfort se transforme quand la résistance se dissout, et une écoute libre apparaît. Le message émerge, en même temps que la souffrance et le moi résistant s'effacent dans le silence.


Je rigole, et je vais rigoler encore. Je pratique le zen et ma femme dit que je deviens un zombie. Elle a raison. Ce que vous dites a touché un point qui n'avait jamais été touché avant. Je n'avais jamais réalisé combien une personne peut être dure avec elle-même. maintenant je pense que je vais passer plus de temps avec ma femme, au lieu de faire un trajet d'une heure et demie juste pour apprendre un nouveau concept.


Les femmes, général , ont raison.

mardi 30 novembre 2010

Vision sans tête ( Avec José le Roy et Catherine Harding)










Lien:http://www.visionsanstete.com/

Détendez-vous (Satyam Nadeen)



Vous pensez que vous devriez être illuminé.
Vous l'êtes déjà.

Vous pensez devoir suivre un chemin pour y arriver.
Il n'est pas de chemins.

Vous pensez que l'illumination est un but.
Il n'est pas de buts.

Vous pensez que vous devez vous transformer vous-même et transformer le monde pour le rendre meilleur.
Il n'est rien à accomplir.

Vous pensez pouvoir trouver Dieu en Inde ou au Tibet.
Il n'est nulle part où aller. La Conscience est partout la même.
Vous pensez que l'issue de votre parcours personnel est ce qui importe.
Cela est égal, quelle que soit la façon dont il se termine.

Vous pensez que l'histoire qui vous arrive est vraie.
C'est une illusion, un rêve.

Vous pensez avoir le contrôle de votre vie.
Vous n'êtes qu'une marionnette de la Source.

Vous pensez avoir libre arbitre et liberté de choix.
Il n'y a que la destinée et son déroulement ordonné.

Vous êtes persuadé d'avoir des ennemis.
Il n'y a que la Source.

Vous pensez qu'il existe une formule magique pour trouver Dieu.
Détendez-vous, vous résidez déjà en Lui.

Vous pensez que le drame de chacun est une réalité.
Il s'agit uniquement de jeux de miroirs et d'écrans de fumée.
Vous pensez que Dieu souhaite une conscience plus élevée pour la planète.
La Source est uniquement là pour jouer dans la limitation.

Vous pensez que Dieu vous tien pour responsable.
Il n'y a pas de Karma.

Vous nourrissez jugements, comparaisons, opinions, préférences.
Il n'y a que ce qui est - tel que c'est, exactement tel que ce doit être.

Vous voulez être quelqu'un d'important et d'apprécié.
Soyez, simplement.

Vous redoutez la mort comme l'événement le plus tragique de votre vie.
La mort est la fin de la limitation.

Vous espérez une vie meilleur pour la prochaine fois.
Il n'y a pas de soi pour se réincarner. Il n'y a que Source en tant que Je Suis.

Vous regrettez le passé, vous vous tourmentez dans le présent et vous craignez le futur.
Vous êtes la Source infinie en train de se distraire, détendez-vous !

Vous êtes captivés par de complexes histoires de conspirations.
Il n'y a là que la Source s'amusant Elle-même.

Vous pensez avoir une raison de vivre.
Il n'y a aucun "moi" individuel pour avoir un quelconque dessein. Il n'y a que la Source. Elle a un dessein pour cette apparence. Vous n'y avez pas accès au travers d'un esprit fini.




Satyam Nadeen

lundi 29 novembre 2010

Manuel d'Epictète


Souviens-toi donc que si tu crois libre ce qui par nature est servile, et propre à toi ce qui t'est étranger, tu seras entravé, affligé, troublé, et tu t'en prendras aux Dieux et aux hommes. Mais, si tu crois tien cela seul qui est tien et étranger ce qui t'est en effet étranger, nul ne pourra jamais te contraindre, nul ne t'entravera; tu ne t'en prendras à personne, tu n'accuseras personne, tu ne feras rien malgré toi; nul ne te nuira; tu n'auras pas d'ennemi, car tu ne souffriras rien de nuisible.


Epictète

Un être unique (Marc-Aurele)






Représente-toi sans cesse le monde comme un être unique, ayant une substance unique et une âme unique. Considère comment tout se rapporte à une seule faculté de sentir, à la sienne; comment tout agit par sa seule impulsion, et comment tout contribue à la cause de tout, et de quelle façon les choses sont tissées et enroulées ensemble.



MARC-AURELE

Vous êtes enfants de l'univers.


"Vous êtes enfants de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles; vous avez le droit d'être ici. Et qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il le devrait. Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves : gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme. Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Prenez attention. Tâchez d'être heureux."



Anonyme (Trouvé dans une église de Baltimore en 1692)

Nous existons seulement dans l'instant (Wei Wu Wei)







Nous existons seulement dans l'instant, nous n'existons pas en tant que continuité, comme nous le supposons. Notre existence apparente, de jour en jour, d'année en année, est une illusion : nous n'existons qu'en chaque instant, entre les tic-tac de l'horloge du temps, sans être assez rapide pour percevoir le moindre de ces instants.

C'est moins ce qu'on est qui devrait compter que ce qu'on n'est pas.






WEI WU WEI

dimanche 28 novembre 2010

Je suis tout (Francis Lucille)


Pourquoi ne suis-je pas en recherche? Parce que je suis libre de la croyance qu'il y ait quoi que ce soit, ici ou là, qui puisse exister indépendamment de cette conscience que je me sais être de façon si évidente, et parce que je ne crois pas qu'il y ait ici un objet, un corps-mental, que je reconnaisse être moi, moi - cette - conscience que je me sais être de manière si évidente. N'étant rien de particulier, et rien n'étant hors de ce que je suis de façon si évidente, je suis tout. Etant tout, il n'est rien à chercher. Vous avez des idées sur ce que vous êtes ou n'êtes pas, ou sur ce que vous avez ou n'avez pas, alors que je n'en ai aucune, et m'en tiens à l'expérience de ce que je suis, au jeu merveilleux de l'éternel présent.



samedi 27 novembre 2010

Dieu a-t-il créé le mal ?

La mort n'est pas le contraire de la joie (Jean Bouchart d'Orval)


On fait tout un plat de la tristesse . Pourquoi ? Parce qu'on a le concept que c'est le contraire de la joie, alors qu'il n'en est rien. Rien n'est le contraire de la joie. Je parle de la joie, non de cette apparence de joie, celle qui est inconditionnelle : lorsque le corps est en santé, quand les murs sont droits et que tout va bien. Aucune des modalités de la vie n'est le contraire de la joie. La tristesse est une de ces modalités de la joie. Mais si on dit cela à la télé, on se fera lapider par les honnêtes gens.

Voyez tout ce que la tristesse a inspiré en termes de musique et de littérature. Les artistes ont exprimé la beauté de la tristesse. Mais cette beauté ne demande pas à être exprimée absolument. Ce qui est beau dans la tristesse, ce n'est pas l'histoire qui en est le prétexte - quand il y en a une - , c'est la beauté elle-même, c'est le courant. On ne perçoit pas cette beauté quand on est pris à la surface de l'histoire.


La mort n'est pas contraire à la joie. Quand les gens meurent, on est généralement triste et quand il y a une naissance, on est très heureux; entre les deux, on n'écoute personne. La tristesse est un fait de la vie. Si on ne vit pas de façon conceptuelle, on demeure dans le ressenti. Ce que j'appelle tristesse, c'est un mot à peine plus long que le mot fauteuil et plus court que le mot automobile. Qu'y a-t-il derrière ce mot ? Il y a un ensemble de sensations telles que vous les sentez vous-même. Que se passe-t-il si vous demeurez dans ce ressenti ? Il va grandir un peu, prendre de l'expansion et se résorber. Et voilà. C'est cela la tristesse. S'il vient des images avec cela, vous les regardez aussi, sans commentaire.


Mais la plupart du temps on pense : "Je suis triste." Il y a un "Je" qui revendique la tristesse, qui se l'accapare grossièrement. On quitte alors le monde réel pour entrer dans l'imaginaire, dans le virtuel. "Je suis triste. Je ne devrais pas être triste." On a alors un problème avec la tristesse. On a aussi un problème avec la colère, avec la jalousie, avec la culpabilité. Bref, on a des problèmes chroniques avec la vie. C'est à cause des commentaires. Sinon, le mur n'est pas droit, sans plus : il n'y a rien d'autre que cela dans la vie. L'existence est remplie de murs penchés. Le problème ce n'est pas le mur, c'est le murmur qui vient avec. Le mur n'appartient à personne, sinon à Dieu. Laissez- le s'inquiéter de son mur.



Jean Bouchart D' Orval

vendredi 26 novembre 2010

De quoi souffrez-vous au juste ? (Sri Siddharameshwar Maharaj)





Vous vous tourmentez inutilement, de quoi souffrez-vous au juste?

Vous êtes malheureux mais vous ne savez même pas pourquoi ! Une bonne réflection pourrait venir à bout de toutes ces souffrances. L'homme limité vit dans la peur constante, il vit sous le joug des péchés et des mérites, des choses matérielles et de l'opinion des autres. Pensez, réfléchissez profondément, et débarassez-vous de ces peurs. Elles vous paralysent !







SRI SIDDHARAMESHWAR MAHARAJ


Lien:http://milajesuis.blogspot.com/2010/08/quest-ce-quun-corpscest-un-assamblage.html

Tout est vous (Francis Lucille)



Vos sensations présentes, vos pensées, vos perceptions émanent toutes de votre conscience, existent dans votre conscience, disparaissent dans votre conscience. La substance dont elles sont constituées, c'est la conscience universelle qui n'est rien d'autre que votre conscience habituelle. Tout est conscience. Tout est vous; tout ce que vous voyez, tout ce que vous comprenez. Vous êtes la trame même de cet univers. Il est créé dans le présent. Il n'a pas été créé dans le passé. Tout est créé d'instant en instant, toujours neuf. Tel un feu d'artifice, cet univers est une célébration et vous êtes le spectateur contemplant l'éternel quatorze juillet de votre splendeur absolue.

"C'est moi qui agis" (Râmakrishna)


"Tu fais Ton ouvrage Seigneur, mais les hommes disent : c'est moi qui agis."



SRI RÂMAKRISHNA



jeudi 25 novembre 2010

Le Coran



L' homme, quand son Seigneur l'éprouve par les honneurs et les bienfaits, dit : Mon Seigneur m'a honoré.
Mais l'homme, quand son Seigneur l'éprouve par des restrictions, dit : Mon Seigneur m'a dédaigné.


Le Coran

mardi 23 novembre 2010

Une Histoire De SRI RÂMAKRISHNA







Un certain gourou enseignait à son disciple que toute chose est Vishnou et que par conséquent tout ce qui existe au monde a droit à notre adoration. Son disciple prit cet enseignement à la lettre. Un jour, il rencontra dans la rue un éléphant en fureur. L'animal s'avançait vers lui et le cornac criait :"Ecarte-toi, écarte-toi ! L'éléphant est fou !" Le disciple se dit :"Pourquoi m'écarterais-je ? Je suis Vishnou, l'éléphant aussi ; quelle crainte Vishnou peut-il avoir de lui-même ?"
Dans cette pensée, il ne bougea pas, mais salua bien bas l'éléphant et se mit à chanter les louanges du Seigneur. Rageusement l'éléphant le souleva avec sa trompe et le jeta au loin. Il fut grièvement blessé, et quand il retourna chez son maître, il lui raconta toute l'aventure.
Le gourou lui dit : "C'est bien, mon fils. Tu es bien Vishnou et l'éléphant aussi. Mais pourquoi n'avoir pas écouté les avertissement du cornac qui te demandait de t'écarter ? Il est vrai que l'éléphant était une manifestation de Vishnou, comme toutes choses, mais le cornac en était une aussi, au moins aussi parfaite, et même d'avantage."

lundi 22 novembre 2010

Tous vos soucis sont à Lui (Ramana Maharshi)





Il sait ce qui convient le mieux et quand et comment y parvenir. Laissez donc toute chose à Ses soins. Le fardeau est pour Lui; vous n'aurez plus de soucis. Tous vos soucis sont à Lui.





Ramana Maharshi

Ce que je suis (LA BHAGAVADGÎTÂ)






Quand le témoin perçoit qu'en lui
l'acteur n'est en rien différent
des éléments de la matière,
et qu'il est, lui, au-delà de ces éléments,
il accède alors à ce que je suis.



LA BHAGAVADGÎTÂ

dimanche 21 novembre 2010

mercredi 17 novembre 2010

Ambition (Tchouang Tseu)




De tout les instruments de mort
L'ambition
Est le plus meurtrier.




(Tchouang Tseu)

mardi 16 novembre 2010

Tout est Un (Ellâm Onru - Texte Tamoul anonyme du XIXe siècle)



Tout ce qui existe, incluant le monde que tu vois, ainsi que toi-même, témoin du monde, tout est Un.
Tout ce que tu considères comme étant moi, toi, lui, elle, et ceci ou cela, tout est Un.
Les êtres sensibles, ainsi que tout ce qui est considéré comme étant inerte et insensible, la terre, l'air, le feu, et l'eau, tout cela est Un.


(Ellâm Onru - Texte Tamoul anonyme du XIXe siècle)

Je suis la Conscience (Ramesh S. BALSEKAR )



Je suis la Conscience, comme vous. La Conscience est ce qui constitue chaque créature douée de perception, et elle fonctionne par son intermédiaire, qu'il s'agisse d'un être humain, d'un animal ou d'un insecte.

Ramesh S. BALSEKAR

lundi 15 novembre 2010

Allumez la lampe (RÂMAKRISHNA)


Le temple de nos corps ne doit pas être tenu dans les ténèbres; il faut allumer en lui la lampe de la connaissance. Allumez la lampe de la sagesse dans votre chambre et contemplez le visage de la Mère Divine. Chacun peut atteindre cette connaissance.



RÂMAKRISHNA

samedi 13 novembre 2010

Mots d' Albert Einstein





Je ne peux pas imaginer un Dieu qui récompense et punit l'objet de sa création. Je ne peux pas me figurer un Dieu qui réglerait sa volonté sur l' expérience de la mienne, je ne veux pas et je ne peux pas concevoir un être qui survivrait à la mort de son corps. Si de pareilles idées se développent en un esprit, je le juge faible, craintif et stupidement égoïste.


Albert EINSTEIN

La vie, c'est toujours maintenant. (Eckhart TOLLE)


Le temps est considéré comme une infinie succession de moments, certains étants bons, d'autres, mauvais. Pourtant, si vous y regardez de plus près, c'est-à-dire si vous considérez votre expérience immédiate, vous découvrez qu'il n'y a absolument pas de nombreux moments. Vous découvrez qu'il n'y a toujours que ce moment-ci. La vie, c'est toujours maintenant. Votre vie entière se déroule dans l'éternel présent. Même les moments passés ou futurs existent seulement quand vous vous les rappelez ou les anticipez, c'est-à-dire en pensant à eux au seul moment qui existe, c'est-à-dire celui-ci.



Eckhart TOLLE

vendredi 12 novembre 2010

Complaisance émotionnelle. (Sri Nisargadatta MAHARAJ)






Avoir une foi religieuse n'est qu'une complaisance émotionnelle. Croire à la naissance et à la mort également.


SRI NISARGADATTA MAHARAJ

La liberté de la conscience (Abhinavagupta)





"Lors donc qu'on réalise: "Moi, sujet conscient, j'existe maintenant, mais je n'existais pas auparavant", cela implique un souvenir de ce temps passé; et ce souvenir, à son tour, implique l'expérience directe de ce temps. Ainsi se trouve réfutée (l'opinion) du sujet conscient (profane) selon laquelle il n'a pas existé et ne s'est pas manifesté dans le passé ( mais seulement a partir de la date de "sa" naissance). Dire : " A l'époque de l' Avatar Rama, je n'existais pas" c'est affirmer (indirectement) sa propre expérience directe de ce temps. Direz-vous que la connaissance de ce temps nous est procurée par la tradition religieuse ( et non par l'expérience directe) ? - Mais la Tradition elle-même suppose l'existence de celui qui a connu (ces événements) et les relate...- Sans doute, mais ce sujet conscient était Valmiki (auteur de l 'Epopée de Rama) et non quelqu'un de notre époque! - Objection pertinente...mais cela même démontre l'existence du Sujet qui se ressaisit éternellement comme Je ! (En effet), ce sujet connaissant est, en vérité absolue, unique. (Mais) multiples et distincts sont les corps, leurs composants, les souffles et les intellects. C'est en raison de cette multiplicité que l'on parle (vulgairement) du sujet connaissant comme étant multiple (et comme ayant un début et une fin dans le temps). La vérité est donc, finalement, qu'a l'époque (de Rama), seul mon corps d'aujourd'hui n'existait pas (encore. Mais j'étais présent en tant que conscience de Rama et autre personnes)".




(ABHINAVAGUPTA , La liberté de la conscience )

mercredi 10 novembre 2010

Le Coran


Dieu vous a donné la vie quand vous étiez morts. Il vous donnera la mort et vous redonnera la vie et vous serez ramenés à lui. Il a créé pour vous tous les êtres de la terre, puis il s'est tourné vers le ciel et a façonné les sept cieux. Certes il sait tout.

(...)Votre Dieu est un Dieu unique. Nul n'est Dieu que lui le miséricordieux plein de miséricorde. Dans la création des cieux et de la terre, dans l'alternance de la nuit et du jour, dans les vaisseaux qui voguent sur la mer avec ce qu'ils apportent de profitable, dans l'eau que Dieu envoie du ciel pour faire revivre la terre quand elle est morte et y répandre toutes sortes d'animaux, dans le régime des vents et dans les nuages dociles entre ciel et terre, il y a certes des signes pour ceux qui comprennent.




(Le Coran)

mardi 9 novembre 2010


Je n’ai ni nom, ni âge, ni taille, ni poids, ni couleur, ni odeur, ni saveur. Etant moins que le "rien", je ne suis jamais né. Je n'ai ni commencement ni fin, pourtant j'existe. Le commencement et la fin procèdent de moi. Je suis le Père de l'espace et du temps. Je suis l'Origine, la Racine, la Base, la Source de tout ce qui est. Tout ce qui Est, est moi-même, pourtant, je reste en dehors et libre de ce qui Est. Reconnais-toi en moi, car je suis ce que tu es et tu es ce que je suis. Nous sommes le Seul, nous sommes l'Unique, nous sommes l'Un.

NOUS SOMMES "CELA QUI EST ICI-MAINTENANT", DEPUIS TOUJOURS ET POUR TOUJOURS.


MILA

dimanche 7 novembre 2010

Rien à chercher (Mila)




Rien à chercher
Rien à trouver
Rien à comprendre
Rien à devenir
Rien à changer
Ni naissance
Ni mort
Le début est la fin
Je le suis.






Mila





(Dessin: Jesus SAIZ)

vendredi 5 novembre 2010

Evangile de Matthieu


"La lampe du corps, c'est l'oeil. Si donc ton oeil est sain, ton corps tout entier sera lumineux. Mais si ton oeil est malade, ton corps tout entier sera ténébreux.
Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres!"



Jésus selon Saint Matthieu (6, 22-23)
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