mercredi 7 juillet 2010

La Bhagavadgita










Je sous-tends l'univers,mais ma forme reste invisible.
Tous les êtres sont en moi,et moi,je ne suis pas en eux.

Ou plutôt non,ils ne sont pas en moi car-admire ici ma puissance divine-je les porte sans être en eux.
Et c'est mon être qui les fait exister.

Comme un grand vent souffle en tous lieux dans les limites de l'espace,ainsi vont les êtres,tous et partout,en moi.

Tous les êtres ,à la fin d'un grand cycle,se résorbent en ma nature.
Au début du suivant,je les remets au monde.
Puisant dans ma nature propre,je mets au monde, encore et encore,des myriades d'êtres venus sans le vouloir,par la seule impulsion de la nature.

A ces actions, je ne me sent pas lié
car j'y assiste comme un spectateur indifférent.

La nature engendre le vivant et l'inanimé:j'y veille.
C'est ainsi que tourne la roue du monde.

Je connais les êtres passés,présents et à venir.
Mais moi personne ne me connaît.


(La Bhagavadgita. 3e siecle av J-C)