mercredi 29 septembre 2010

José Le Roy






 














Quand nous parlons des états de conscience nous devons évoquer trois états : l’état de veille, le rêve, et le sommeil profond. Trop souvent, l’analyse de la conscience se limite à l’état de veille comme si celui-ci était seul réel. Le sommeil profond est alors perçu comme un état de repos psychique et corporel tandis que l’essentiel de la vie psychique se déroule dans l’état de veille. La conception naïve comprend en effet le sommeil comme un état temporel qui dure un certain nombre d’heures – disons sept heures - pendant lesquelles la personne est allongée dans un lit, inconsciente et se repose. L’opinion commune pense donc que tandis que la personne dort, le monde continue d’être ce qu’il est.
Or ce n’est pas du tout ce que nous expérimentons dans le sommeil. Nous ne faisons pas l’expérience d’un corps allongé sur un lit dans une chambre pendant sept heures ! Ce récit est celui que nous donnons du sommeil profond quand nous sommes réveillés, à postériori donc. Le sommeil profond est autre chose, et c’est ce que je voudrais mettre à jour maintenant.
La question qui est la mienne est celle-ci : quel lien le sommeil profond a-t-il avec l’éveil ?
Autrement dit, le sommeil sans rêve est-il un état d’ignorance opposé à l’éveil ? Ou bien le sommeil profond est-il la porte vers l’absolu ?
A priori, dormir et s’éveiller à sa vraie nature semblent complètement contraires. Dormir est une perte de conscience alors que l’éveil est justement un réveil dans la pleine conscience. Quoi de commun entre eux ?Suite


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