jeudi 2 septembre 2010

Rumi




La totalité des formes n’est qu’un reflet dans l’eau de la rivière ; si tes yeux sont dessillés, tu sauras qu’en réalité elles sont toutes Lui.


1+1=2. Un plus un égale un, car deux c’est la séparation.


Ô toi qui t’es endormi dans le bateau du corps, tu as vu l’eau ;
Contemple l’Eau de l’eau.
L’eau a une Eau qui la pousse, l’esprit un Esprit qui l’appelle.


L’amour n’est pas l’or. On ne peut le cacher. Les effets de l’amour sont apparents. J’ai vu beaucoup d’hommes sans vêtements, j’ai vu beaucoup de vêtements sans hommes.


Si tu viens vers moi en marchant, je viendrais vers toi en courant.


Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais déjà trouvé.


Au-delà du « bien faire » et du « mal faire » existe un espace. C’est là que je te rencontrerai.


Le clair de lune pénètre dans la pièce à la mesure de l’ouverture, même si sa lumière se répand partout, de l’Orient à l’Occident.


Je suis arrivé dans un désert où l’amour apparaît.


Recherche le royaume de l’amour car ce royaume te fera échapper à l’ange de la mort.


Heureux le moment où nous serons assis dans le palais
Toi et Moi ;
Avec deux formes et deux visages, mais une seule âme,
Toi et Moi.


Je suis l’atome, je suis le globe du Soleil,
A l’atome, je dis : demeure. Et au soleil : arrête-toi.
Je suis la lueur de l’aube, je suis l’haleine du soir,
Je suis le murmure du bocage, la masse ondoyante de la mer.
Je suis l’étincelle de la pierre, l’œil d’or du métal…
Je suis à la fois le nuage et la pluie, j’ai arrosé la prairie.


Purifie-toi des attributs du moi, afin de pouvoir contempler ta propre essence pure, et contemple dans ton propre cœur toutes les sciences des prophètes, sans livres, sans professeures, sans maîtres.


Que faites-vous là, assis devant la porte ?
Le moment de la séparation et de l’attente est passé ;
Entrez dans la maison, si vous êtes doués d’intelligence !
Le soleil de la beauté s’est exposé aux regards ;
Enlevez vos vêtements devant son rayonnement.