samedi 25 septembre 2010

Paroles d' Adi Shankara




Le rituel ne peut pas dissiper l’ignorance, parce qu’entre eux il n’y a pas de contradiction mutuelle. Mais la connaissance, sûrement, détruit l’ignorance, de même que la lumière détruit la plus dense obscurité.


Quand les limitations disparaissent, le voyeur se fond sans réserve dans Vishnu comme l’eau dans l’eau, l’espace dans l’espace, la lumière dans la lumière.


La délivrance ne s’obtient que par la connaissance : elle seule brise les liens de l’esprit, elle seule conduit à la béatitude.


Le corps et les autres objets de perception sont les produits de l’ignorance et sont aussi évanescents que des bulles. Le Soi, qui est non conditionné, est distinct de ces objets et doit être compris comme « je suis Brahman ».


Je (Brahman) suis sans attribut, sans fonction, éternel, sans doute, sans tache, sans changement, sans forme, éternellement libre et non conditionné.


La distinction entre le connaisseur, la connaissance et le connu n’existe pas pour le Soi suprême. Etant l’unique conscience et félicité, il brille par lui seul.


Le Brahman est distinct de l’univers. Il n’y a rien d’autre que Brahman. Si quelque chose d’autre que Brahman est perçue, elle est aussi irréelle que le mirage dans le désert.


Pénétrant l’univers entier, intérieurement et extérieurement, et l’illuminant, le Brahman brille par lui-même, telle une boule de fer incandescente.


Tout ce qui est vu où entendu autre que Brahman ne peut être (réel). Même cela est Brahman, l’être sans second, la conscience et la félicité, quand la réalité est connue.


Celui qui a l’œil de la connaissance voit Brahman qui est l’être, la conscience et la félicité dans toutes choses ; mais celui qui n’a pas l’œil de la connaissance ne peut voir ainsi, de même que l’aveugle ne peut voir le soleil brillant.


L’âme individuelle, fondue dans le feu de la connaissance allumé par l’instruction, est libérée de toute teinte, tel l’or et brille par elle-même.


Le yogi qui a obtenu la réalisation juste voit toutes choses, par l’œil de la connaissance, comme existant en son propre Soi, et l’unique Soi comme toutes choses.


L’état de « libéré » signifie que la personne sage, ayant abandonné ses limitations et qualités passées et acquérant les propriétés de l’être, de la conscience et de la félicité, atteint Brahman, de la même façon que la chenille devient papillon.


Le Soi est le soleil de connaissance qui s’élevant au firmament du cœur, dissipe les ténèbres de l’ignorance et, pénétrant tout, soutenant tout, brille et fait tout briller.


Ce qui n’est ni subtil ni dense, ni court ni long, qui est non-né, immuable, dépourvu de forme, de qualité, de caste ou de nom, cela, comprends-le, est Brahman.


La nature du Soi étant la connaissance, elle ne dépend, par la connaissance d’elle-même, d’aucune autre connaissance, de la même façon qu’une lumière n’a pas besoin d’une autre lumière pour se révéler.


Les passions, les désirs, le bonheur, la tristesse, etc. exercent leur fonction quand la conscience est présente, et n’existent pas dans le sommeil profond alors que la conscience est absente. Ils appartiennent, par conséquent, à la conscience, non au Soi.


Le monde phénoménal, qui abonde en désir, haine, etc., est, en vérité, comme un rêve. Tant qu’il dure, il semble réel. Mais lorsqu’on s’éveille, il devient irréel.


A l’homme dénué de discernement, le Soi apparaît comme actif, tandis qu’en réalité ce sont les sens seuls qui le sont, de la même façon que la lune est vue comme si elle courait, alors que ce sont les nuages qui se déplacent.