samedi 25 septembre 2010

"Vous êtes déja libre" (H.W.L Poonja)













Ce moment est hors du temps. Alors vous avez la connaissance de la non-existence du temps.
Le temps n’est qu’ignorance. Des millions et des milliards d’années ne sont qu’un instant.


L’intemporel est votre état naturel. Lorsque vous en sortez, vous êtes instantanément dévoré par le passé, le présent et le futur. Cela conduit à tous les problèmes, aux nombreux mondes, et ce n’est que ruse du mental. C’est le mental qui fabrique le temps.

Tous les corps vieillissent parce que le corps n’est pas la conscience. Le corps, ce sont des éléments qui coopèrent. Quand un homme meurt, les éléments font retour, et même alors, vous ne perdez rien. Les éléments ne sont pas détruits ; ils retournent simplement à la terre comme le souffle de la respiration retourne à l’air. On ne devrait donc pas avoir de chagrin pour la perte d’un corps. Seule la peur de la mort est perdue.

L’illumination se produit en un claquement de doigts. Ici-maintenant ! Rarissime. Plus proche que votre propre souffle. Pourquoi la remettre à une autre centaine d’années plus tard ? Si une chose est plus proche que toutes les autres, plus proche que votre propre souffle, où devez-vous aller, qu’avez-vous à faire pour la trouver ?
Pas besoin d’effort. Rien à faire. Ce qui est déjà là, très proche, c’est ceci l’honorer. Si vous l’avez, vous ne pouvez jamais le perdre. Comment pouvez-vous perdre ce qui n’a pas de localisation, ce qui est plus proche que le souffle ?
Qui voyage pour la liberté ? Celui qui est déjà libre. Débarrassez-vous simplement du concept « Je suis le corps séparé de la source ». Vous retournerez à ce que vous avez toujours été. Ce voyage vous ramènera chez vous. Il ne vous poussera dans aucune sorte de dimension nouvelle. Vous ne pouvez devenir ou arriver à ce que vous n’êtes pas. Soyez ce que vous êtes déjà.
Quand vous vous éveillez du rêve, rien d’autre n’a existé ! Là où il y a des noms et des formes, il y a encore un rêve. S’il y a nom et formes, il y a tromperie et non la réalité. Dans l’éveil, il n’y a pas de différence entre les hommes les oiseaux, les rochers. Tout est l’Être Absolu.

Le temps est le mental. La peur est le temps. Chaque fois qu’une peur existe, le temps existe. Ce dont nous parlons n’est ni le temps, ni le mental, ni la peur. La peur n’existe que dans la dualité. Quand il y a deux, il y a la peur. Lorsque vous êtes vous-même, il n’existe pas de peur et vous êtes Seul. Rien ne peut vous atteindre. Le temps ne vous touche pas, le mental ne vous touche pas, la peur ne vous touche pas. Vous êtes au-delà de tout ce qui est conceptuel. La véritable compréhension enlève la peur. La sagesse de l’unité enlève la dualité. La dualité n’est que rêvée. Quand vous vous éveillez rien d’autre n’existe. Cela, c’est la liberté totale. Cet instant de temps est au-delà du concept du temps. C’est pourquoi les questions s’évanouissent. C’est chez vous, c’est votre demeure ultime, rien n’y apparaît. Rien ne peut l’atteindre.
Ceci est la connaissance de l’inconnu, lequel est vide. Ici, il n’y a rien. Pas de vouloir, pas de besoins, pas de désirs. C’est la paix. C’est votre propre Soi.
Vous n’avez pas à l’atteindre à l’accomplir, ou à l’obtenir par quelque méthode décrite par un homme, un dieu, ou un créateur quelconque. Nul besoin d’effort pour y parvenir. Rien n’est plus facile de connaître qui vous êtes. Vous n’avez pas à voyager pour trouver la liberté. Vous êtes déjà libre.


Votre nature elle-même est la liberté. Vous ne rechercheriez pas la liberté si ce n’était pas votre nature. Vous ne chercheriez pas. Tout le monde veut retourner chez soi. Tout le monde veut retourner à sa propre nature. La liberté est votre nature. Tout ce que vous vous êtes imposé pour être malheureux, pour être lié, est un concept. C’est un concept imaginaire, donc débarrassez-vous-en. Alors vous ne pouvez pas dire : « Je suis en train de faire quelque chose. »
Supposons que votre imagination soit si forte que vous croyiez voir un fantôme dans une pièce. Puis quelqu’un vient pour faire partir le fantôme. Cette personne dit que le fantôme est supprimé. Il n’y avait ni fantôme, ni suppression. Ainsi est le retour à votre état naturel.

Dans Je suis il n’y a pas d’expérience. Vous avez seulement à abandonner les expériences dans lesquelles Je suis n’est pas. « Je suis untel », voici l’expérience. Pour avoir une expérience, Je suis doit devenir quelqu’un. Je suis est existence. Je suis est conscience. Restez-en une fois pour toute au Je suis et dites-moi quelle expérience vous obtiendrez.
Et ce Je suis contient tout le cosmos. Il n’y a donc rien à atteindre ou à faire. Restez- en simplement au Je suis est voyez quelle est l’expérience. Je suis est éternel. La mort ne peut entrer ici. Ici est Je suis, dans les états de veille, de sommeil profond et de rêve. Rien à perdre ou à gagner.
Pour devenir quelque chose, pour espérer quelque chose, vous devez agir. Pour rester Je suis vous n’avez rien à faire. Sa plénitude est vacuité. Je suis est l’océan et les vagues sont le cosmos, l’univers et tout les événements ; et vous pouvez y prendre plaisir. C’est ce que l’on appelle le jeu divin, la lîlâ.

Restez comme vous êtes. Pas besoin d’effort. Vous devez aller quelque part pour devenir quelque chose d’autre. Quand vous avez la connaissance qu’il est stupide de devenir quelque chose, c’est l’éveil. Pour cela, vous n’avez absolument pas besoin d’effort. S’il y a éveil, c’est en cet instant seulement et non pas suite à dix années de pratique. Ce qui est disponible maintenant est identique à ce qui sera disponible après quarante années.

Lorsque vous vous réveillez et parlez, et qu’ensuite vous dormez à nouveau, cette conscience du sommeil était-elle là ou non ? Vous dites : « J’ai très bien dormi, sans être dérangé ». N’y a-t-il pas conscience pendant le sommeil du corps ? Qui en jouit ? Il n’y a pas de différence entre la conscience de l’état de veille et la conscience du sommeil.
Les états passent devant vous comme les images d’projetées passent sur l’écran. L’écran est inactif et ne change pas. Lorsqu’il y a mouvement, il doit y avoir quelque chose qui ne bouge pas. Identifiez-vous à l’écran même.
Vous êtes l’écran, ou le substrat sur lequel ces états apparaissent. Et cela est invisible. Quand vous voyez quelque chose, l’écran n’est pas vu ; quand vous voyez l’écran, rien n’est vu. Quand l’écran est vu, les images ne sont pas vues.