dimanche 17 octobre 2010


Cela est le seul mystère : le fait que vous soyez ici, que
c’est maintenant, qu’il y a des choses, apparentes ou autre,
qu’il puisse exister un mouvement, le temps, l’espace, les
autres, que tout cela soit possible…

Cela est l’unique miracle, et c’est toujours là devant
nous.

Et le miracle inclut tout, la souffrance autant que le plaisir,
la haine autant que l’amour. Le terrorisme, les personnes
qui gagnent à la loterie, les maladies cardiaques, les
guerres, les génocides, la télévision dans la journée, tout
cet incroyable et magnifique bazar. Des coeurs se brisent,
des larmes coulent, des cancers ravagent des corps partout
dans le monde .


La vie est, quoi que nous croyons ou ne croyons pas. Ce
moment est, quand bien même nous y résistons de toute
nos forces ou essayons de le fuir. Mais, aucune fuite n’est
vraiment nécessaire. Ce monde n’est un problème que du
point de vue de l’individu séparé, qui s’efforce de faire
quelque chose de sa vie avant de mourir, qui essaye de rester
en sécurité, de réussir, de trouver un sens dans un
monde qui n’en a pas en apparence, d’être populaire, de
trouver l’amour, d’éviter la peine et la souffrance…

Cependant, comme l’existence de l’individu séparé et
isolé commence à être démasquée, cette histoire de vie
apparente commence à être vue pour ce qu’elle a toujours
été : un rêve, ni plus ni moins ; une narration qui se déploie
dans la conscience, une histoire, un film, une pièce,
un grand jeu cosmique.

Un jeu n’est sérieux que lorsque l’on oublie qu’il s’agit
d’un jeu.

En apparence, rien n’est changé : Il y a toujours le vide
et la forme, la douleur et le plaisir, des corps en mouvement
et d’autres au repos, « moi » et « vous », nos relations
apparentes, nos histoires de vie compliquées, et les nuages,
les arbres, les rivières, les fleurs, les oiseaux, et les bébés
qui naissent, et des proches qui meurent, et le soleil
qui se lève et se couche chaque jour…

Cependant, en dessous de tout cela, il y a un amour et
une sérénité que je ne pourrai jamais mettre en mots.



Jeff FOSTER