mardi 26 octobre 2010







Vous êtes accoutumés à vous occuper des choses, physiques ou mentales.
Pas plus que vous, je ne suis une chose. Nous ne sommes ni matière ou énergie, ni corps ou mental. Quand vous aurez entrevu votre propre être, vous n'aurez plus de difficultés à me comprendre.

Nous croyons tellement de choses par ouï-dire. Nous croyons aux terres et au peuples lointains, aux cieux et aux enfers, aux dieux et aux déesses parce qu'on nous en a parlé. On nous a parlé également de nous-mème, de nos parents, de notre nom, de notre position sociale, de nos devoirs, etc.
Nous ne nous sommes jamais souciés de vérifier tout cela.

Le chemin de la vérité passe par la destruction de l'erreur. Pour détruire l'erreur,
vous devez remettre en question vos croyances les plus invétérées.
La pire de celles-ci étant que vous êtes le corps. Avec le corps, suis le monde, et avec le monde-Dieu, qui est supposé avoir créé le monde, et ainsi s'enchaînent les craintes, les religions, les prières, les sacrifices et toutes sortes de systèmes qui tous visent à protéger et à soutenir l'homme-enfant qui perd la raison parce qu'il est terrorisé devant des monstres qui ne sont que ses propres créatures.

Réalisez que ce que vous êtes ne peut pas être né ni ne peut mourir et, la peur s'étant évanouie, toute souffrance cessera.
Le mental détruit ce qu'il invente. Mais le réel n'est pas inventé et il ne peut pas être détruit. Accrochez-vous à ce sur quoi le mental n'a pas de pouvoir.
Ce dont je vous parle ne se situe ni dans le passé ni dans l'avenir. Ce n'est pas non plus dans la vie quotidienne telle qu'elle coule dans le maintenant.
Ce n'est pas éternel-c'est intemporel, et sa totale intemporalité dépasse le mental.


SRI NISARGADATTA MAHARAJ


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