mercredi 18 août 2010





Ne discutez pas sur les doctrines et sur les religions.Il n'y en a qu'une.Toutes les rivières vont à l'océan...La grande eau se fraie le long de la pente,selon les races,les âges et les âmes un lit différent;c'est toujours la même eau...


RÂMAKRISHNA





Si nous étions assez brillants pour regarder ce que vous avez appris dans votre vie,lu,approuvé,ce que vous avez mangé la veille,qui vous avez rencontré,etc...On pourrait tout de suite dire que vous n'aviez pas le choix d'être ici actuellement.
Il faut voir l'innévitable de notre vie.
Nos vies sont complètement innévitables;pas à 99% à 100%.C'est cela qui est difficile à accepter pour le"Je";le dernier 1%.


Jean Bouchart d'Orval

mardi 17 août 2010





"Qu'y a-t-il de pénible à retourner d'où l'on vient?


SENEQUE




"Un autre commet-il une faute contre moi?C'est son affaire.Il a sa disposition propre,son activité propre.Pour moi,j'ai en ce moment ce que la commune nature veut que j'aie à ce moment,et je fais ce que ma nature exige qu'à ce moment je fasse."


Marc Aurèle




"Ce qui trouble les hommes,ce ne sont pas les chose,mais les jugements qu'ils portent sur les choses.Ainsi,la mort n'est rien de redoutable,mais le jugement que nous portons sur la mort en la déclarant redoutable,c'est là ce qui est redoutable.Lorsque donc nous sommes traversés,troublés,chagrinés,ne nous en prenons jamais à un autre,mais à nous-même,c'est-à-dire à nos jugements propres.Accuser les autres de ses malheurs est le fait d'un ignorant;s'en prendre à soi-même est d'un homme qui commence à s'instruire;n'en accuser ni un autre ni soi-même est d'un homme parfaitement instruit."



Epictète




Le jeu de Dieu comporte d'infinies variations.Bon et mauvais,saints et pêcheurs;chacun a son rôle dans la pièce que Dieu fait jouer.On a toujours tort de critiquer(...)Le faible est aussi une manifestation de Dieu.




"Rien n'est arrivé"-être capable de comprendre cela est une grande chance(...)Là où il n'y a rien,il y a tout.


MÂ ÂNANDAMAYÎ




"Il faut donc tout accepter courageusement:en effet,contrairement à ce que nous imaginons,aucun événement n'est dû au hasard.Tout s'enchaîne toujours par conséquence.Ce qui nous causera du plaisir,comme ce qui sera pour nous source de larmes,est fixé depuis longtemps.Si grande que puisse paraître la variété des destins humains,tout se ramène à cette loi unique:nous sommes périssables et tout ce qui nous est donné en partage est périssable.Pourquoi,alors,nous rebeller?Pourquoi nous plaindre?Acceptons le destin de la race humaine.La nature peut bien faire ce qu'elle veut des corps:ils sont à elle!Quant à nous,joyeux,pleins de courage en toutes circonstances,soyons conscients que rien de ce qui périt n'est nôtre."


SENEQUE

dimanche 15 août 2010

Suis-je vraiment ce que je crois être?





Que savez-vous de votre corps ? Il est quoi, et vous êtes quoi ? Le corps est la forme, la configuration. La saveur du corps-sustenté-par-la-nourriture est le savoir « Je suis ». Dans ce corps-esprit, vous sentez, vous faites l’expérience de quelle identité ? Vous employez les mots justes, mais êtes vous ces mots ? Vous portez des vêtements, mais êtes-vous ces vêtements ? Il n’y a pas de permanence dans la forme. Le corps-esprit change sans arrêt. Tant que vous vous identifiez à lui, vous n’aurez pas le repos. Ceci est l’espace, je ne suis pas l’espace. Vous devez avoir la conviction profonde de votre Soi. Vous devez ressentir le besoin profond de vous connaître. La grâce est là, toujours. Votre conviction première que « vous êtes », qui précède les mots, vous lui avez donné la forme d’un corps. Abandonnez l’identification au corps. Avant les mots, vous êtes, soyez juste ça.


Nisargadatta Maharaj






Maintes expressions courantes, et parfois la structure même du langage, révèle que les gens ne savent pas qui ils sont. Vous dites : "Il a perdu sa vie" ou "Ma vie", comme si vous pouviez la posséder ou la perdre. En réalité, vous n'avez pas de vie, vous êtes la vie. La seule vie qui soit, la conscience unique qui englobe l'univers et prend une forme temporaire pour faire l'expérience d'elle-même en tant que pierre ou brin d'herbe, comme animal, personne, étoile ou galaxie.
Pour retourner chez soi, il est facile de se rappeler la vérité :
Je ne suis ni mes pensées, ni mes émotions, ni mes perceptions sensorielles, ni mes expériences. Je ne suis pas le contenu de ma vie. Je suis la vie. Je suis l'espace dans lequel tout se produit. Je suis la conscience. Je suis le Présent. Je suis.

Eckhart Tolle






Puis-je connaître ce qu’est ce « je » ? Des mystiques répondent à cela : « Le couteau peut-il couper par lui-même ? La dent peut-elle mordre par elle-même ? Le « je » peut-il se connaître lui-même » ? Mais ce qui me préoccupe pour l’instant est d’un ordre infiniment plus pratique et consiste à comprendre ce que le « je » n’est pas. Je vais procéder aussi lentement que possible car les conséquences de cette connaissance sont dévastatrices. Extraordinaires ou extraordinairement terrifiantes, tout dépend du point de vue.

Commençons par ceci : suis-je mes pensées, suis-je les pensées qui sont dans ma tête ? Non. Les pensées apparaissent et disparaissent ; je ne suis pas mes pensées. Sui-je mon corps ? On nous dit que des millions de cellules se transforment ou se renouvellent constamment dans notre organisme, et que sept années suffisent à les changer entièrement. Nous n’avons plus, à l’issue de ce processus de changement, une seule cellule qui ait été présente dans notre corps sept ans plus tôt. Les cellules apparaissent et disaparaissent. Les cellules naissent et meurent. Mais il semble que « je » survive. Suis-je mon corps ? Non.

« Je » est à la fois différent et plus important que le corps. On pourrait dire que le corps est une partie de ce « je », une partie qui change. Il ne cesse de bouger, de se transformer. Nous avons toujours le même mot pour le nommer mais il ne cesse de changer. Comme nous avons le même mot pour nommer les chutes du Niagara, constituées par des eaux qui ne cessent de bouger. Nous utilisons le même mot pour une réalité essentiellement changeante.

Qu’en est-il de mon nom ? « Je » est-il mon nom ? Non, car je puis changer mon nom sans changer le « je ». Qu’en est-il de ma carrière ? Qu’en est-il de mes croyances ? je me dis catholique, ou juif – cette croyances est-elle une part essentielle du « je » ? Lorsque je change de religion, le « je » change-t-il ? Est-ce que je reçois un autre « je » ou est-ce le même « je » qui change ? En d’autres mots, mon nom est-il une partie essentielle de mon être, de mon « je » ? Ma religion est-elle une partie essentielle de ce « je » ?

Nous accordons une telle importance aux étiquettes ! « Je suis républicain »,dites-vous. Mais l’êtes-vous vraiment ? Acquiert-on un nouveau « je » parce qu’on change d’idéologie ? Ne gardons-nous pas le même vieux « je » lorsque nous adoptons de nouvelles convictions politiques ou religieuses ?
Nous passons la majeure partie de notre vie à nous préoccuper des étiquettes, les nôtres et celles des autres. Nous identifions ces étiquettes avec le « je ».
Lorsqu’on est obsédé par les étiquettes, quelle valeur ont celle-ci lorsqu’on tient compte de l’existance du « je » ? Pourrions-nous dire que « je » ne fait pas partie de ces étiquettes que nous lui attachons ? Les étiquettes appartiennent au « moi ». Ce qui change constamment, c’est le « moi ». Le « je » change-t-il jamais ? L’observateur change-t-il jamais ? Le fait est que, quelles que soient les étiquettes, (excepté peut-être celle d’être humain) il faut appliquer celle-ci au « moi ». « Je » ne fais pas partie de ce à quoi on peut les appliquer. Ainsi, lorsque vous vous détachez de vous-même pour observer « moi », vous cessez de vous identifier avec ce « moi ». La souffrance existe en « moi », autrement dit c’est quand vous identifiez « je » avec « moi » que commence la souffrance.

Supposons que vous ayez peur, ou que vous ressentiez un désir, ou que vous soyez angoissé. Lorsque « je » ne s’identifie pas avec l’argent, ou avec le nom, ou avec la nationalité, ou avec des personnes, ou avec des amis, ou avec une qualité quelconque, il n’est jamais mis en péril. Même s’il est très agissant, il n’est jamais mis en péril. Pensez à ces choses qui vous ont causé ou qui vous causent des souffrances, des soucis ou de l’angoisse. En premier lieu, êtes-vous capable de déceler le désir sous cette souffrance ? Vous ne souffririez pas si vous ne désiriez pas vivement quelque chose. De quoi est fait ce désir ? En second lieu, il ne s’agit pas simplement d’un désir, mais d’une identification. Quelque chose vous dit : Le bien-être de « je » - et peut-être son existence – est lié à ce désir. Toutes les souffrances sont causées par une identification à quelque chose, que ce quelque chose soit à l’intérieur ou à l’extérieur de l’être.


Anthony de Mello







Vous dites que le corps est comme un habit ?

Comme tout ce que vous appelez "mon", mon corps, ma maison, ma voiture, mon pull-over, ma femme. Quelle est la différence ? A qui ce corps appartient-il ? Qui fait usage du corps ? Mon mental, mon intellect, mes souvenirs, mon habillement, à qui sont ils ? Qui êtes-vous, à qui ces choses appartiennent ?

Le corps est différent. Le corps fait partie de vous, mais la voiture, la robe, le pull-over n'en font pas partie.

Tout ce qui est réel ne doit jamais changer. Prenons la robe : où est-elle quand vous dormez et où est le corps ? Qui est présent quand vous dormez ? Le corps n'est pas là, ni la robe, ni le pull-over. Qui est celui à qui toutes ces choses appartiennent ?

H.W.L Poonja







Vous n'êtes pas vos émotions, vous êtes uniquement ce qui perçoit. Ne vous inquiétez de rien d'autre, installez-vous dans ce qui précède toute chose : votre présence, là. Vous n'êtes ni vos impressions, ni vos émotions, tout cela vient après. Donc, quoi que vous voyiez, perceviez, quelles que soient les émotions qui vous traversent, vous n'êtes pas cela, vous êtes antérieur à tout cela,vous êtes pur observateur. Alors, stabilisez-vous à ce niveau.

SRI NISARGADATTA MAHARAJ






L’homme parle de lui-même comme « je » et lui attribue de multiples rôles : je cours, je mange, j’ai faim, je dors. Ces actions se réfèrent à son corps. Il dit aussi : je me souviens, je souhaite, je suis étonné, je suis déprimé, etc., il s’identifie donc également à son esprit.
Nous croyons être le moteur de nos activités dont nous ne sommes pourtant que le spectateur.
Par une observation très poussée nous comprenons que c’est le mental qui pense et le corps qui agit et qu’ils changent continuellement au cours des années, tandis que l’ultime connaisseur, lui, est immuable.
C’est la permanence qui permet de parler de l’impermanence, car sans cet arrière-plan intemporel, comment pourrait-on se rappeler par la suite ses pensées, ses perceptions ?


Jean KLEIN










Vous pensez être dans le temps mais en avez-vous réellement l'expérience ?
N'avez-vous pas le sentiment qu'en vous, il y a quelque chose qui ne change pas ?
N'avez-vous pas l'intuition que quelque chose est aujourd'hui exactement le même en vous que lorsque vous aviez 5 ans, 10 ans, 20 ans, 50 ans ?
Votre corps a vieilli, mais le Témoin qui prend conscience de ce vieillissement a-t-il vieilli ?

Bien sûr vos idées aussi ont changé; vos désirs se sont modifiés; vos goûts ont évolué mais n'y a-t-il pas en vous une présence toujours identique à elle-même, au-delà de ces changements incessants ?

Comment pourriez-vous prendre conscience de ces modifications s'il n'y avait pas en vous quelque chose qui ne change pas ?
Le "Je Suis" a-t-il un âge ?
Quel est l'âge de cette vacuité au-dessus de vos épaules ?
Les choses portent les signes du temps, mais y a-t-il le moindre signe de temps dans cette vacuité ?
N' êtes-vous pas au contraire sans âge: 0 année, 0 mois, 0 heure, 0 minute, 0 seconde ?
Nous pensons être dans le temps. Or, le temps, c'est le passé, le présent, et l'avenir.
Où est le passé maintenant ?
N'a-t-il pas disparu ?
Bien sûr, il est encore présent dans nos souvenirs, mais nos souvenirs n'apparaissent-t-ils pas dans l'instant présent à la conscience ?
Faites apparaître un souvenir, par exemple un souvenir de vos études au Lycée?
Le souvenir apparaît maintenant n'est-ce pas, et non au passé ?
Les souvenirs jaillissent toujours dans le présent.

Où est le futur ?
Il n'est pas déjà là sinon il ne serait pas le futur.
N'est-il pas simplement un projet, une attente ?
Et cette attente ne se produit-elle pas dans la conscience toujours au présent ?
Pensez à un événement futur que vous espérez, par exemple, ce que vous projetez de faire aux prochaines vacances.
Cette pensée, cette espérance n'apparait-t-elle pas maintenant, dans l'epace conscient que vous êtes ?
Ainsi passé et futur naissent et meurent dans la présence de la conscience.
Mais le présent passe-t-il ?
N'est-ce pas au contraire ce qui ne passe pas mais ce dans quoi tout passe ?

Ainsi le passé et le futur sont en vous . Le temps est en vous, vous n'êtes pas dans le temps.



José Le Roy







Examinons ce que vous croyez être. Être votre corps est-il une évidence pour vous? Il est facile de voir que vous n'êtes pas votre corps (une forme). Si vous l'étiez, après l'amputation d'un membre, il resterait moins de vous en existence, ce qui n'est clairement pas le cas. Même si vous perdez les fonctions les plus intimes de votre corps, comme la vue ou l'ouïe, vous n'êtes pas moins qu'auparavant.
(...)Êtes-vous vos pensées ? Comment pourriez-vous être vos pensées, alors que vous pouvez voir que vous en avez? Si vous pouvez reconnaître qu'une pensée a retenu votre attention, et qu'ensuite vous n'avez plus cette pensée, c'est que vous deviez être là avant celle-ci. Les pensées vont et viennent. Si vous pouvez les voir, comment pouvez-vous être vos pensées. Le mental est simplement composé de pensées et rien de plus. Lorsque vous utilisez le mental, vous vous engagez dans des pensées. Remarquez aussi que vous avez un mental (tout comme vous avez un corps) et de ce fait, vous n'êtes pas le mental, c'est quelque chose que vous possédez.


Jac O'Keeffe





Vous ne devriez jamais dire:"Je connais mon corps" ou "Je connais mon mental".Vous pouvez seulement dire que vous connaissez une notion que vous avez convenu d'adopter à un certain moment de votre vie,et lorsque vous dites "mon corps" vous utilisez cette notion.Vous ne connaissez donc que cette notion à laquelle vous adhérez.
Et cela reste un objet statique,que vous confrontez toujours.Lorsque vous pensez à vous,vous y pensez d'une certaine manière et quand vous pensez à votre corps,c'est également d'une manière bien précise.

Il faut bien comprendre que ce qu'on appelle le corps n'est pas autre chose qu'une notion.C'est la notion d'un "percept"et ce percept n'est qu'un percept parmis d'autres.Il existe toute une palette de sensations, et le corps n'est rien d'autre que sensation.Sensation et corps sont intimement liés.
Les sensations ne peuvent exister sans le corps et celui-ci ne peut exister sans les sensations.
Donc, quand nous parlons de notre corps,c'est de cette notion que nous parlons.



Jean KLEIN














Quand vous dormez la nuit votre mental et votre intellect sont éteints.Le monde entier semble dormir alors et plus rien n'a d'importance pour vous.


Mais dès que vous vous réveillez le matin,le monde aussi semble s'éveiller.Cela veut bien dire que c'est vous qui faites naître le monde!Ce que vous êtes en réalité est sans corps et toujours paisible.Vous êtes la paix elle-même qui n'a aucun désir pour le monde.

SRI SIDDHARAMESHWAR MAHARAJ






1.Qui es-tu?Ce corps ,est-ce toi?S'il en est ainsi,pourquoi n'as-tu pas conscience du serpent qui glisse sur lui lorsque tu es en sommeil profond?Certainement,tu es autre que ce corps.

2.Parfois,dans ton sommeil,tu as un rêve;tu t'identifies à un des personnages;ce personnage,est-ce toi?Non.Ou alors,que devient-il à ton réveil?Tu ne peux être lui.Plus encore,tu as presque honte de t'être identifié à lui.Il est clair que tu es autre que lui,tu es Celui qui se tient en retrait de ce personnage.

3.Souviens-toi à présent de l'état de sommeil sans rêves.Est-ce l'état de ta nature véritable?Tu ne le crois sans doute pas,car tu n'es pas insensé au point de t'identifier aux épaisses ténèbres qui t'empêchent d'être conscient de l'état où tu te trouves.Grâce à l'intellect,tu es capable de te distinguer des objets environnants:comment pourrais-tu admettre que tu es la même chose que l'ignorance ou le vide?
Comment cela pourrait-il être ta véritable nature?Ce n'est pas possible.Tu es le Connaisseur qui sait que cet état de sommeil profond est un voile obscur et dense recouvrant ta véritable nature.L'ayant condamnée après en avoir fait l'expérience,tu sais que tu n'es pas cette sombre ignorance du sommeil profond.Tu es celui qui se tient à l'écart de cela aussi.

4.Si tu admets que même ce corps grossier n'est pas toi,peux-tu imaginer être quelqu'autre chose de plus éloigné?Non.
De même que tu n'es pas ce corps grossier,tu n'es pas non plus quelque chose d'autre qui s'en trouverait plus éloigné;ni le personnage du rêve;ni l'ignorance du sommeil profond.Tu es différent de ces trois états et de ce monde.

5.Ces trois états peuvent se résumer en deux conditions:l'une où prédomine la conscience sujet-objet(qui comprend les états de veille et de sommeil avec rêves),et l'autre,qui est celle de l'inconscience du sujet lui même(comprenant l'état de sommeil profond).Toutes les expériences possibles sont comprises dans l'une ou l'autre de ces deux conditions.Et elles sont toutes deux étrangères à ta vraie nature,qui est tout autre.

6.Si tu te demandes ce qu'est ta vraie nature,son nom est Turiya qui signifie"le Quatrième"(état).Ce nom est approprié,car il semble dire:"les trois états de ton expérience-veille,rêve et sommeil profond-te sont étrangers;ton véritable état est le quatrième,qui est différent de ces trois -là".
En supposant que ces trois états(veille,rêve et sommeil profond)forment ensemble un long rêve,le quatrième représente le réveil mettant fin à ce rêve.Ainsi,il est plus profond que le sommeil profond,et en même temps plus"éveillé"que l'état de veille.Ton véritable état est donc ce "quatrième",se distinguant de tes états de veille,sommeil avec rêves,et sommeil profond.Tu es cela,uniquement.

7.Qu'est-ce que ce quatrième état?Il est Connaissance,sans différenciation,étant pleine Conscience de sois-même.Cela signifie que le quatrième état est pure Connaissance,sans conscience du différencié,mais en pleine conscience de Soi.Celui qui réalise cet état même pour un seul instant réalise la vérité.Tu es cela uniquement.Qu'y-a-t-il de plus pour celui qui a réalisé le "Quatrième"?
En pratique,il n'est pas possible,pour quiconque,de demeurer durablement dans cet état,conscient au-delà des particularités.
Celui qui a réalisé le quatrième état,tôt ou tard revient à ce monde;mais pour lui le monde n'est plus comme avant;il voit ce qu'il a réalisé comme étant le quatrième état rayonner en toutes choses.Il ne voit plus ce monde comme différent de cette Pure Connaissance.Ainsi,ce qu'il a vu à l'intérieur,il le voit maintenant aussi à l'extérieur,d'une manière différente.
Ayant quitté le stade de la différenciation,il est à présent établi dans l'état de non-différenciation où qu'il se trouve.Désormais,il est Tout.Il n'y a rien qui soit différent de lui.Que ses yeux soient fermés ou ouverts,quels que soient les changements pouvants survenir,son état demeure inchangé.Cela est l'état de Brahman.Cela est l'état naturel éternel.Tu es cet état,éternellement Vrai.

8.Il n'y a rien au- delà de cet état.Les mots"intérieur",et "extérieur",perdent leur sens.Tout est Un.Le corps,la parole et le mental ne peuvent plus fonctionner égoïstement:la Grâce les anime,pour le bien de tous.Le "moi" fragmentaire est perdu à jamais.L'ego ne peut plus revivre.Il est dit alors qu'il est libéré ici et maintenant.Il ne vit pas parce que son corps vit,ni ne meurt parce que son corps meurt:il est éternel.Il n'y a rien d'autre que lui.Tu es celui-là.

9.Qui est Dieu?C'est la Grâce.Qu'est-ce que le Grâce?C'est la Conscience,débarassée de l'ego fragmentaire.Comment peut-on être sur qu'un tel état éxiste?Seulement en le réalisant.Ce que le monde peut nous apporter de meilleur,et ce que nous pouvons lui rendre de meilleur,c'est la réalisation de cet état.En fait,il n'y a pas d'autre état que celui-là;les autres n'apparaissent"autres" que dans l'état dignorance.Pour celui qui sait,il n'y a qu'un seul état, unique:Tu es Cela.

Tout est Un (Ellâm Onru,texte Tamoul anonyme du XIXe siècle)













Puisque vous dites que ce corps est le vôtre et ce mental également,cela prouve bien que vous n'êtes ni l'un ni l'autre.Vous êtes différent d'eux.Vous n'êtes ni le corps ni le mental ni l'intellect qui ne sont que concepts.Vous n'êtes pas non plus l'oubli ou l'ignorance.Lorsque vous êtes conscient du Soi qui demeure en vous,vous avez atteint la connaissance mais vous n'êtes pas cette connaissance non plus!Ce qui veut dire que vous êtes au-delà de tout,y compris de la connaissance.
Qui réside dans ce corps?Est-ce vous ou quelqu'un d'autre?Les os ou la chair?Qui répond:"Je suis là"quand on vous appelle?
Nous devons comprendre notre propre nature, mais quelle est-elle?
Elle est dissimulée et c'est l'illusion qui est apparue au premier plan.

"Je suis le corps" est le faux qui est imprimé profondément dans notre mental,tandis que ce qui est vrai est mis de côté.L'homme accepte cette nature factice comme vérité.On différencie les hommes et les femmes sur la seule base de l'apparence physique,tant le corps grossier nous apparaît important.Le corps a établi sa prééminence sur tout le reste et c'est à lui que nous nous identifions.

Il est pourtant ridicule de dire"je suis le corps".Les exemples qui suivent vous aideront à mieux comprendre.
Un potier qui avait élevé un âne pendant des années n'arrêtait pas de clamer à qui voulait l'entendre que cet âne était son âne,tant et si bien qu'un jour il s'est vraiment pris pour un âne!
Le potier est-il plus fou que vous?
De même ,un chauffeur qui n'arrêtait pas de louer les qualités de sa voiture a fini par se prendre pour une voiture!Comment cela est-il possible?Le potier est bien différent d'un âne et le chauffeur est également un entité séparée de sa voiture,tout comme le Soi est différent du corps.
Comprenez que vous n'êtes pas la matière inerte de ce corps mais cette force qui lui donne vie.
Un jour Kabir(un grand sage)s'est fait mordre par un chien.Il a simplement fait remarquer que le chien et la chair déchirée avaient connaissance de l'incident,mais pas lui.Le Soi n'a pas été mordu!

Selon la tradition hindoue,on ne donne un nom à l'enfant que douze jours après sa naissance et lorsque quelqu'un meurt le rituel des obsèques dure douze jours également.Le treizième jour on distribue des sucreries pour marquer la fin du deuil et on oubli alors le nom.Le nom n'existe pas à la naissance et disparaît quelques jours après la mort du corps.

Le corps étant illusoir on ne peut même pas dire qu'il meurt puisqu'il n'a jamais été vivant!La force de vie qui l'habite,voilà ce qui le rend vivant et quand elle se retire ce n'est que le nom que portait le corps qui disparaît.


Votre vie durant vous vous êtes attaché à un nom qui n'est même pas né avec votre corps et ne meurt pas tout de suite avec lui.Mais vous ignorez le Soi suprême qui a pourtant accompagné votre corps de la naissance à sa disparition et qui lui survit!
Quand vous comprenez qu'il n'y pas une seule preuve de votre existence,vous cessez d'être concerné par des sujets aussi triviaux que la naissance et la mort car une personne qui n'existe pas n'a ni naissance ni mort!



SRI SIDDHARAMESHWAR MAHARAJ




















La souffrance est née de l'oubli de nous-même et nous réalisons le bonheur quand nous comprenons ce que nous sommes réellement.Ce rappel de soi est la connaissance de soi.
Pour savoir ce que l'on est vraiment,il faut tout d'abord distinguer ce que l'on appelle"mien"de celui qui l'affirme.Ce que nous croyons posséder est de nature illusoire.
Par exemple cette chose que l'on appelle notre corps change à tout instant,il est soumis à la nature,alors que celui qui dit le posséder est le Soi qui ne change jamais.

Tout ce que vous voyez et ressentez,ainsi que tout ce qui
apparaît est illusion,tandis que celui à qui tout cela apparaît est le Soi.
On m'a demandé récemment de préciser où est le Soi.Mais puisqu'il est partout et en tout,il est impossible de le montrer ou de le localiser.
Où est le pouvoir qui fait fonctionner le mental,les yeux et le sens interne?D'où viennent les pensées et le sentiment d'être?Ils apparaissent tous dans le Soi qui assume la forme de la connaissance.Le Soi est le siège de toutes les facultés,qu'elles soient physiques ou mentales.
Ainsi ,la connaissance préside à la création entière.La lumière de la connaissance prévaut dans la manifestation.

Comme la lumière d'une lampe éclaire les objets tout en restant différent d'eux,la connaissance est distincte de ce qu'elle illumine.La lampe est l'instrument qui éclaire les objets mais elle n'est pas illuminée par eux,elle reste distincte des objets qu'elle éclaire.Cette propriété d'illumination donne toute sa valeur à la lampe.

De même si on considère le soleil on voit qu'il fait exister tous les objets,y compris la lampe,en projetant sa lumière sur eux.Les yeux à leur tour font exister le soleil,la lampe et tous les objets.Ainsi,le soleil étant le créateur du jour,il est plus puissant que la lampe et tous les autres objets.Mais l'oeil qui perçoit le soleil et tout le reste est encore plus grand.

Maintenant,qui peut voir tous les objets y compris la lampe,le soleil et les yeux?Le mental et l'intellect bien sûr!Et c'est le Soi qui éclaire ces derniers,c'est lui qui voit et illumine tout.Celui qui perçoit tout et tous n'est perçu par personne!

Puisque je peux tout percevoir,je suis supérieur à tout,je suis le joyau!

Cette qualité intrinsèque du Soi le rend digne de toute vénération.Il est sa propre lumière.Le Seigneur Krishna dit:"Je suis celui qui réside au coeur de tous les êtres".Ce "je" est le Soi.

Je suis le Seigneur Rama,le Seigneur Krishna,je suis Dieu,le Tout-Puissant!

Dieu est omnipotent,il est vous-même,le Soi.

Puisque toute existence,même celle du soleil,n'est due qu'au Soi qui a assumé la forme de la connaissance,on le considère comme le Seigneur!Dans ces conditions,comment le monde matériel pourrait-il avoir plus de valeur que moi-même qui en suis le créateur?Le Soi étant vous-même,comment pouvez-vous faire allégence à qui que ce soit d'autre?Un roi obéit-il aux ordres d'un valet?

N'oubliez pas votre vraie nature,ne descendez jamais de cette position:"je suis le Seigneur et le monde entier fonctionne grâce à mon pouvoir".Mais sachez qu'en l'absence de la foi,tout est vain.

SRI SIDDHARAMESHWAR MAHARAJ





Le moi est-il le corps humain que nous sommes?Est-ce l'esprit?Le moi est-il le penseur?Ou bien la personnalité qui pilote notre comportement?Est-ce l'image de la personne selon laquelle nous nous comportons selon notre profession ou notre travail?
Lorsque vous êtes présenté à quelqu'un,votre nom vous définit.Que représente le nom qui vous est donné à la naissance?En tant qu'adulte,si vous avez un titre avant ou après votre nom,comme Docteur,Sénateur,etc.,comment vous expérimentez vous vous-même?
L'identification est-elle plus forte avec le nom ou avec le titre?Êtes-vous défini par vos succès ou vos échecs?Le moi est-il une entité distincte?


Ligia DANTES



















-Qui est ce"vous"?Qui est donc celui qui se proclame propriétaire de ce corps?
Voici votre main,votre nez, vos yeux,mais qui est celui qui les possède?
Qui est celui qui réside dans ce corps et qui se dit en être le possesseur?
Si vous vous coupez la main,vous vous écriez:"Je suis blessé!".Mais c'est faux,car c'est la main qui est blessée et non pas vous.
La croyance selon laquelle vous êtes le corps est totalement érronée.
Qui agit à travers vos mains?

Qu'est ce qu'un corps?C'est un assemblage d'éléments tels que les mains,les pieds, la bouche,le nez,les oreilles,les yeux etc.C'est l'ensemble de tous ces éléments que nous appelons corps.Le"Je" est-il l'un de ces éléments? Si l'on dit par exemple:"le Je,c'est la main"et que la main est coupée,personne ne dira"j'ai été coupé ou j'ai été jeté",mais plutôt:"je me suis coupé la main".
On parle donc de toutes ces parties comme étant"miennes"et le corps lui-même qui est constitué de tous ces éléments est aussi déclaré être "mien".On en déduit ainsi que celui qui dit posséder ces membres et ce corps est véritablement le maître,et qu'il est en fait différent de ce corps qu'il dit être sien.Le"Je" n'est aucun élément du corps physique mais ils sont tous"mien".

Maintenant,si l'on poursuit le raisonnement,on peut dire que si"Je"n'existe pas,il n'y a rien qui puisse être appelé"mien",ce corps et ces membres ne peuvent donc pas m'appartenir.Ainsi,puisque'on ne peut trouver"Je"nulle part dans le corps,comment peut-on dire que les membres de ce corps et ces tendences nous appartiennent?

Qui en est propriétaire?Les cinq éléments:la terre,l'eau,le feu,l'air et l'espace,ont droit de propriété sur ce corps.Après la désintégration du corps,chacun des cinq éléments prend sa part.Le corps est composé de ces cinq éléments et les matières qui constituaient cette enveloppe ont été reprises par leurs propriétaires respectifs.Lorsqu'il est absorbé par les cinq principes de ces éléments,il ne reste plus rien que l'on puisse appeler corps.


Tout ce qui peut être vu ou ressenti sera un jour détruit.Le visible est le fruit de notre imagination et ce qui existe ne repose que sur la mémoire.La nuit,quand la mémoire est au repos,tout s'efface,sauf si vous êtes tourmenté par quelque chose qui vous empêche de dormir.
Le sommeil est un état où le monde est oublié.Dès que nous nous oublions tout disparait.Ce qui peut disparaître dans l'oubli n'est pas réel.(...)Dire:"Je suis le corps" est l'aliénation.Affirmer au contraire:"Je ne suis pas le corps, rien ne m'appartient car je ne suis pas",c'est la libération.
(...)L'état qui correspond au corps grossier est l'état de veille,et vous n'êtes pas cela.Libérez-vous de l'identification au corps mortel qui vous limite.
Vous dites vous-même que ce corps vous appartient,mais cela implique que vous n'êtes pas lui,alors qui êtes-vous?



SRI SIDDHARAMESHWAR MAHARAJ





-"Qui suis-je?"Je ne suis pas le corps physique,je ne suis pas non plus les cinq organes de la perception(les yeux,les oreilles,le nez, la langue et la peau,avec leurs fonctions respectives correspondantes:la vue,l'ouïe,l'odorat,le goût et le toucher);je ne suis pas les cinq organes d'activité externe(les organes vocaux qui articulent la parole et produisent le son,les mains et les pieds qui gouvernent les mouvements du corps physique,l'anus qui excrète les matières fécales et l'organe génital qui permet le plaisir),je ne suis pas non plus les cinq forces vitales(qui contrôlent la respiration,la digestion et l'assimilation,la circulation du sang,la transpiration et l'excrétion),je ne suis même pas l'esprit pensant.

(...)En conséquence,après avoir rejeté sommairement tous les accessoires physiques mentionnés ci-dessus et leurs fonctions,après m'être dit:Je ne suis pas ceci;non,je ne suis pas non plus ceci,ni cela",la seule chose qui reste alors,isolée,cette pure Connaissance,voilà ce que je suis véritablement.

RAMANA MAHARSHI













-Quoi que vous possediez,vous dites"mon corps,mon mental"etc.,mais,en réalité,ils ne sont pas du tout à vous.Vous vous êtes arrogé la possession de choses qui ne sont pas réellement vôtres.Vous êtes,depuis toujours,différent de ces choses.
La fausse identification au corps est la principale pollution.
Vous n'êtes pas le corps.Il n'y a pas d'autre Dieu que celui situé à l'intérieur de vous-même!

Vous devez prendre cette ferme posture mentale de "je ne suis pas le corps"et celui qui dis "je" est celui auquel il faut se raccrocher.La conscience que "vous êtes" est vue par quelque chose,en vous,et c'est cela votre maître.Le maître est le son intérieur.



-Ce corps est l'expression du produit de la nourrriture consommé.La matière est consommée sous forme de nourriture,et voilà le résultat.S'il y a de moins en moins de nourriture,le corps s'amaigrit,s'étiole.Vous n'êtes pas ça,votre image est autre.(Montrant le corps)ce n'est qu'une boîte à mangeaille.Pourquoi cette figure maigre? Parce que l'apport de nourriture est réduit.Le corps-nourriture,vous nêtes pas ça.L'état d'éveil,vous n'êtes pas ça.L'état de sommeil profond,vous n'êtes pas ça.Vous connaissez l'état d'éveil.Puisque vous connaissez l'état d'éveil,vous n'êtes pas l'état d'éveil.Vous connaissez l'état de sommeil profond;vous n'êtes donc pas l'état de sommeil profond.
Vous pouvez observer votre corps,donc vous n'êtes pas lui.Vous pouvez observer la respiration,donc vous n'êtes pas le souffle vital.

SRI NISARGADATTA MAHARAJ





Votre corps est en vous ,vous n'êtes pas en lui.Le corps vous apparaît comme une série de perceptions sensorielles et de concepts.C'est ainsi que vous savez que vous avez un corps,lorsque vous le sentez ou lorsque vous y pensez.Ces perceptions et ces pensées apparaissent en vous,pure attention consciente.Vous n'apparaissez pas en elles, contairement à ce que vos parents, vos éducateurs et la quasi-totalité de la société dans laquelle vous vivez vous ont enseigné,en contradiction flagrante avec votre expérience réelle.
Ils vous on enseigné que vous êtes dans votre corps en tant que conscience,que cette conscience est une fonction émergeant du cerveau,un organe de votre corps.
Je suggère que vous n'accordiez pas une confiance démesurée à cette connaissance de seconde main et que vous interrogiez les données brutes de votre expérience personnelle.

Vous souvennez-vous des recettes de bonheur qui vous ont été données par ces mêmes personnes quand vous étiez enfant,faire de bonnes études,avoir une bonne profession,épouser une femme(un homme)de qualité,etc?
Ces recettes ne marchent pas,elles ne marchent pas parce qu'elles sont fondées sur une perspective fausse de la réalité,perspective que je vous suggère de remettre en question.
Voyez donc par vous-même si vous apparaissez dans votre corps ou dans votre mental,ou si au contraire ils apparaissent en vous.

Francis LUCILLE

samedi 14 août 2010

Au-delà de l'illusion



Ce que vous considérez comme des évidences, c'est cela penser.Voir,s'appuie sur des faits.Penser vous éloigne de la vérité et de la réalité.
Les pensées naissent quand vous ne voyez pas les faits comme ils sont.

SVÂMI PRAJNÂNPAD







photo:Ursula Abresch
http://www.ursulasphotos.com/photo/2033/1644/



LE PLUS beau jour de ma vie-ma nouvelle naissance en quelque sorte-fut le jour où je découvris que je n'avais pas de tête.Ceci n'est pas un jeu de mots,une boutade pour susciter l'intérêt coûte que coûte.Je l'entends tout à fait sérieusement:JE N'AI PAS DE TÊTE.

Je fis cette découverte il y a dix-huit ans,lorsque j'en avais trente-trois.Tombée soudainement du ciel,elle répondait néanmoins à une recherche obstinée;pendant plusieurs mois,j'avais été absorbé par la question:qu'est ce que je suis?Que cette découverte se soit produite lors d'une promenade dans l'Himalaya importe peu;c'est pourtant,dit-on,un lieu propice à des états d'esprit supérieurs.

Il m'arriva une chose incroyablement simple,pas spectaculaire le moins du monde:je m'arrêtai de penser.
Un état étrange,à la fois alerte et engourdi,m'envahit.
La raison,l'imagination et tout bavardage mental prirent fin.Pour la première fois,les mots me firent réelement défaut.
Le passé et l'avenir s'évanouirent.J'oubliais qui j'étais,ce que j'étais,mon nom, ma nature humaine,animale,tout ce que je pouvais appeler mien.
C'était comme si à cet instant je venais de naître,flambant neuf,sans pensée,pur de tous souvenirs.
Seul existait le Maintenant,ce moment présent et ce qu'il me révélait en toute clarté.Voir cela suffisait.Et voir quoi?Deux jambes de pantalon couleur kaki aboutissant à une paire de bottines brunes,des manches kaki amenant de part et d'autre à une paire de mains roses,et un plastron kaki débouchant en haut sur...absolument rien!Certainement pas une tête.

Je découvris instantanément que ce rien,ce trou où aurait dû se trouver une tête,n'était pas une vacuité ordinaire,un simple néant.Au contraire,ce vide était très habité.C'était un vide énorme,rempli à profusion,un vide qui faisait place à tout-au gazon,aux arbres,aux lointaines collines ombragées et,bien au-delà d'elles;aux cimes enneigées semblables à une rangée de nuages anguleux parcourant le bleu du ciel.J'avais perdu une tête et gagné un monde.

Douglas HARDING


http://www.visionsanstete.com/experiences/listeexperiences.html

vendredi 13 août 2010

Douglas Harding



























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Il y a quelque chose en moi,
Au fond de moi,au centre de moi,
Quelque chose d'infiniment aride
Comme le sommet de hautes montagnes:
Quelque chose de comparable au point mort de la rétine.

Et sans écho,
Et qui pourtant voit et entend;
Un être ayant une vie propre,et qui,cependant,
Vit toute ma vie,et écoute impassible,
Tous les bavardages de ma conscience.

Être fait de néant,si c'est possible,
Isensible à mes souffrances physiques,
Qui ne pleure pas quand je pleure,
Qui ne rit pas quand je ris,
Qui ne rougit pas quand je commets une action honteuse.

Et où que j'aille dans l'univers entier,
Je rencontre toujours,
Hors de moi,comme en moi,
L'irremplaçable Vide,
L'inconquérable Rien.


Valery LARBAUD



Comme toutes les différentes plantes prennent racine dans la même terre;je suis la terre de toutes les différentes plantes de l'Univers.
Tout prend racine en moi et tout reviens en moi.
Je suis l'origine et la fin de tout.

Amal KAZAR

jeudi 12 août 2010



NOTE SUR LA CONSCIENCE



Pour assayer d'avoir une idée claire de ce qu'entend Maharaj par le mot "conscience", il convient de bien garder à l'esprit, dès le départ, le fait fondamental qu'en l'absence de la conscience, il ne saurait y avoir aucune sorte d'existence, et que la conscience elle-même est simplement la pensée "Je suis". Par conséquent, tout ce qui apparaît dans la conscience - sous la forme d'une chose, d'un objet, d'un événement ou d'un sentiment - ne peut également qu'être de la nature de la pensée, c'est-à-dire dépourvu de toute existence en propre. Ceci signifie donc que l'homme lui-même, qui n'est qu'une apparition dans la conscience d'autrui, ne peut avoir aucune substance en tant que telle. Maharaj situe bien la chose en disant que l'univers manifesté tout entier est"comme l'enfant d'une femme stérile" - une illusion. Toute investigation ultérieure doit donc être considérée dans cette perspective.



Dans le sommeil profond, quand la conscience est au repos et que l'esprit est parfaitement immobile, il n'est nullement question de l'existence de l'individu concerné, pas plus que celle des autres individus et objets constituants le "monde". Dans le sommeil profond, on n' éprouve rien, ni souffrance ni plaisir, car une expérience quelle qu'elle soit ne saurait être rien d'autre qu'un mouvement dans la conscience. Nos malheurs n'apparaissent que lorsque le sommeil profond prend fin et que la conscience se met en mouvement pour entrer soit dans un rêve, soit dans l'état de veille. C'est de ce point de vue que Maharaj dit de la conscience qu'elle est la "coupable": l'homme ne connaît d'expérience que lorsque le sentiment de présence consciente est là.







ÊTRE , CONSCIENCE, ET "INDIVIDU"



"Conscience Pure" ou"Être", est le nom donné à cet état de perfection absolue où la conscience se trouve au repos total et n'a pas connaissance de son propre être.(Les termes employés pour donner une idée de cela, quels qu'ils soient ne peuvent constituer qu'un concept car dans cet état, cela ne peut se parcevoir)
La conscience ne devient consciente d'elle-même que lorsqu'elle commence à se mettre en mouvement et qu'apparaît le pensée Je suis. Pourquoi la conscience se met-elle en mouvement ?
Pour aucune raison apparente, sinon qu'il est dans sa nature d'en faire ainsi - telle des vagues sur un plan d'eau ; la "cause sans cause", dit Maharaj. Simultanément, avec la pensée primordiale Je suis, en une fraction de seconde jaillit tout l'univers manifesté. Lorsque la conscience, qui au repos est impersonnelle, se manifeste en s'objectivant sous la forme de phénomènes, elle s'identifie à chaque objet doué de perception et ainsi apparaît le concept d'un individu personnel "je", pouvant être séparé du reste, qui considère tout les autres phénomènes comme ses objets; chaque être doué de perception devient ainsi sujet vis-à-vis de tous les autres objets, bien qu'en réalité tous, le soi-disant sujet comme ses objets, soient des objets apparaissant dans la conscience.
Ce qui constitue "l'attachement", c'est précisément cette limitation de la subjectivité pure et du potentiel limité de l'Absolu, en un unique objet insignifiant qui se voit comme un "moi" séparé des autres.









LA CONSCIENCE - BASE DE TOUTE LA MANIFESTATION


Maharaj dit aux visiteurs qu'il ne parle que d'un seul sujet : la conscience, ou état Je-suis. Toute question relative à autre chose serait vaine, car il faut que cette conscience soit présente avant que quoi que ce soit puisse être. Si je ne suis pas (conscient), dit-il, le monde n'est pas - comme dans le sommeil profond. Le monde n'existe pour moi que lorsque je suis conscient.

(...)La relation entre le corps physique et la conscience, dit Maharaj, doit être clairement perçue. La conscience ne peut être consciente d'elle-même que tant qu'elle se manifeste dans une forme manifestée, un corps - que ce soit celui d'un insecte, d'un ver de terre, d'un animal, ou d'un être humain. Sans corps, dans son état d'Absolu, la conscience n'est pas consciente d'elle-même. Sans conscience, le corps n'est qu'un matériau inerte. Le corps, par conséquent, est la nourriture qui entretient la conscience et l'instrument par lequel elle fonctionne. En fait, dit Maharaj, la conscience est la "nature", ou "identité", ou "essence" du corps physique, comme la douceur est l'essence du sucre.


Une fois que nous avons compris cette relation intime entre le corps et la conscience, Maharaj nous demande de découvrir la source de ce corps-conscience. Comment est-il apparu ? La source du corps humain est la semence mâle ensemencée dans l'ovule de la matrice féminine; et au moment de la conception, la conscience se trouve à l'état latent. C'est cela - la semence mâle fécondée renfermant la conscience latente - qui se développe dans le sein maternel, est délivré le moment venu sous la forme d'un bébé, devient un enfant et croît tout au long de sa plage de vie.
Quelle est la force qui sous-tend cette croissance naturelle ? Rien d'autre que la conscience latente dans la semence mâle, cette dernière étant elle-même l'essence de la nourriture consommée par les parents. Il devrait donc être clair, dit Maharaj, que la conscience est la nature même du corps physique (comme la douceur est la nature du sucre), et que le corps physique est constitué et entretenu par la nourriture, elle-même l'essence des cinq éléments.



Dans ce processus naturel spontané, l'individu, en tant que tel, n'a aucune valeur. Le corps individuel est constitué de nourriture, et la conscience est universelle, présente en toute choses. Comment l'individu pourrait-il donc prétendre à une existence séparée, ou bien se dire attaché et demander la libération pour lui-même?


Le moindre individu a-t-il été consulté à propos de sa "naissance" et des parents qui lui sont échus ? Le "moi" le "mien" ne sont apparus qu'après la naissance, laquelle constitue nettement le produit d'un processus naturel dans lequel ni les parents, ni le nouveau-né, n'ont eu le moindre choix. En d'autres termes, souligne Maharaj, le corps-avec-conscience est un dispositif spontanément créé à partir des cinq éléments(espace, air, feu, eau ,terre). Ce dispositif croît au fil de sa plage de vie puis"meurt" - c'est-à-dire, retourne aux cinq éléments, et la conscience qui était circonscrite dans le corps est libérée pour de nouveau fusionner dans la Conscience Impersonnelle.

Maintenant, demande Maharaj, dans ce processus naturel de création et de destruction d'un dispositif manifesté, où est-il question d'un "vous" ? Vous n'avez jamais pris part à la création de ce dispositif que "vous" êtes censé être. Vos parents vous ont dit que vous étiez "né" et que ce corps-là était "vous". Mais vous n'avez en fait aucune expérience réelle de cette "naissance". Ce qui est né, c'est un dispositif manifesté, un appareil psychosomatique qui est animé par la conscience. En l'absence de la conscience, non seulement ce dispositif-corps n'est d'aucune utilité, mais il faut l'éliminer le plus rapidement possible.

Qui donc êtes-"vous" ? Vous êtes, dit Maharaj, ce que vous étiez avant que le corps-avec-conscience ne vienne à l'existence, vous êtes ce que vous étiez" il y a une centaine d'années"!



Qui donc agit dans le monde sous la forme du corps? A cela, Maharaj répond : Tout, dans la manifestation, est la conscience; c'est la conscience qui agit au travers des millions de corps, conformément à la nature innée de ce qui compose chaque corps. Il existe des milliards de formes psychosomatiques mais aucune n'est à tous égards, exactement semblable à une autre.

(...)La conscience agit au travers des corps physiques, chacun doté d'une nature et d'un tempérament qui lui sont propres, fondés en partie sur sa constitution physique et en partie sur le conditionnement reçu. Si cela est clairement compris, il devrait aussi être claire comme de l'eau de roche qu'aucun individu ne détient l'autonomie d'une action individuelle. Mais l'individu, dans son ignorance, est convaincu que c'est lui qui agit; il "prend livraison", comme dit Maharaj, des actions qui ont lieu, il s'emprisonne lui-même dans un attachement illusoire, et éprouve de la souffrance et du plaisir. Voilà comment apparaît "l'attachement".


L'homme se considère comme une créature spéciale, différente de tout le reste de la création; mais - et Maharaj tient à ce que nous comprenions parfaitement cela - en ce qui concerne les ingrédients de la constitution physique, il n'existe aucune différence entre les divers types de créatures douées de perception. Seul le processus de création diffère.








NATURE DE LA CONSCIENCE ET DE LA MANIFESTATION



L'assujettissement de l'être humain à son corps , et donc sa notion de constituer une entité séparée, est entièrement dû au conditionnement reçu de ses parents, de ses aînés et de son entourage en général, qui dès les premiers instants où il peut comprendre, lui disent qu'il est ce corps particulier, répondant à tel ou tel nom. Très rapidement, il est convaincu sans l'ombre d'un doute qu'il est ce corps doté à la fois de la force de vie du souffle, inspirant et expirant continuellement, et de la conscience ou faculté de perception qui va et vient au gré des états de veille et de sommeil.
En réalité, la seule chose qui se soit produite est la suivante : l'Absolu s'est objectivé en des millions de formes ( y compris les formes humaines), sous la forme de phénomènes constituant la manifestation totale et son fonctionnement; ces objets phénoménaux sont sans cesse créés et détruits dans le processus de manifestation, et nul ne jouit de la moindre liberté d'action.

Ainsi, ce ne sont pas les divers êtres humains qui possèdent chacun la conscience, mais la Conscience qui détient les millions de formes au travers desquelles le sans-forme peut s'objectiver. S'il y a une compréhension claire et une conviction profonde de ce processus d'apparition et disparition continues de la manifestation, la conscience est alors vue sous une tout autre lumière. Alors on voit la conscience en action, c'est-à-dire les phénomènes, comme les instruments périssables permettant la manifestation - étant entendu, naturellement, que la manifestation n'est pas différente de l' Absolu non- manifesté, seul et unique sujet, mais seulement son aspect objectif.


Ceci nous amène à la raison qui fait dire à Maharaj que la conscience est "soumise au temps".
La Conscience a besoin d'une forme physique dans laquelle se manifester, et la conscience manifestée dans cette forme ne peut durer que le temps de cette forme physique. La forme physique est constituée, entretenue et alimentée par la nourriture, qui n'est autre que l'essence des cinq éléments ( les sécrétions vitales des parents à l'origine de la conception dans la matrice sont elle-même l'essence de la nourriture consommée par les parents). Lorsque la forme physique "meurt" le souffle quitte le corps et se mêle à l'air ambiant, et la conscience quitte le corps et fusionne avec la conscience absolue. Ainsi, la conscience résidant dans le corps est dans chaque cas limitée, pour sa manifestation, à la plage de vie impartie à chaque forme physique: elle est donc bien soumise au temps.

Nous pourrions récapituler cela de la façon suivante:
1.L'être humain considère la conscience(avec un "c" minuscule) comme faisant partie de l'équipement que contient son corps depuis sa naissance. A ce stade, Maharaj fait remarquer à son interlocuteur que son existence même repose sur cette conscience résidant dans son corps. S'il était né sans cette conscience,"il" aurait été jeté et détruit comme un vulgaire déchet. Par conséquent, dit Maharaj, comprenez que cette conscience est la seule "source" qui peut vous aider à saisir votre vraie nature.
2.Ensuite, Maharaj le secoue de la suffisance avec laquelle il considère la conscience comme sa propriété personnelle : ce n'est pas lui en tant qu' individu qui possède la conscience, mais c'est dans la Conscience ( avec un "c" majuscule) - l'aspect objectif manifesté de l'Absolu sans forme - qu'apparaît l'univers tout entier, y compris les millions d'êtres humains; il (l'interlocuteur) ne représente donc qu'une infime part de la manifestation totale, de ce jeux qui n'est qu'une illusion.
3.Si cela est clairement compris, on verra aussi que tant qu'existe le corps, nous ne sommes pas le corps périssable, le dispositif psychosomatique nécessaire à la manifestation, mais la conscience motrice qui donne la faculté de perception au dispositif physique. Cependant, une fois que le corps "meurt", et que la conscience manifestée quitte le corps et rejoint la conscience absolue, nous sommes la Conscience au repos - l'Être Absolu.



IDENTITE FONCIERE

(...)Peut-être est-il nécessaire de répéter ici que la conscience est la manifestation et que la manifestation réside dans la dualité, mais que cette dualité est créée au sein de l'unicité de l'Absolu. La totalité de la manifestation n'est pas une chose projetée par la conscience l'orsqu'elle se met en mouvement; les divers objets constituant la manifestation n'ont aucune substance ou nature propre - autre que la conscience qui elle-même est le Percevoir et le Connaître des phénomènes. Le fait est que toute la manifestation, tous les phénomènes, sont des apparitions dans la conscience, perçues dans la conscience, et connues par la conscience via l'interprétation qu'en fait l'esprit. Si ce fait est clairement perçu et compris, on réalisera alors que la conscience est à la fois le fonctionnement qui a lieu et le percevoir du fonctionnement - et que nous( non pas nous-individu mais le "Je" éternel)sommes ce percevoir.

La conscience en action ne peut- être différente de la Conscience au repos, Être Absolu constituant la totalité de tout le potentiel. En d'autres termes, la Conscience-manifestation est l'aspect objectif de l'Être subjectif.
Qand la Conscience se met en mouvement et entre en action, l'activité de la manifestation et le fonctionnement ne peuvent prendre place que dans un état de dualité apparente. "L'espace" constitue l'aspect statique du concept du fonctionnement : sans l'espace, aucun phénomène ne pourrait être conçu dans son volume en trois dimensions. Et le "temps"(la durée) en constitue l'aspect actif: sans durée, les phénomènes conçus dans l'espace ne seraient pas perceptibles. Il ne peut y avoir ni manifestation ni fonctionnement( ni êtres humains ni événements) en l'absence du double concept de l'espace et du temps, appelé "espace-temps"; et ces deux aspect ne sont séparés qu'en tant que concept - lorsque cesse la conceptualisation ils perdent leur caractère séparé. Dans le sommeil profond, par exemple, l'espace et le temps disparaissent tous deux et avec eux, toute la manifestation, car la dualité ne peut exister que dans la conceptualisation. Que la pensée s'arrête, et toute dualité disparaît.

Les phénomènes, autrement dit, ne peuvent se concevoir sans le sans-forme, ni le sans-forme sans les phénomènes.(La notion même de l'Absolu sans forme se situe, bien évidemment, dans le champ de la dualité de la conceptualisation.) Quand cesse la conceptualisation, toute dualité prend fin. Quand cesse la conceptualisation, il n'existe plus ni phénomènes ni sans-forme, car ce qui demeure est la subjectivité pure - aucune expérience d'aucune sorte, ni personne pour réclamer une quelconque expérience! Pour résumer, toutes les contreparties interreliées sont inéluctablement séparées en tant que concepts et sinon, foncièrement indivisibles.



LE JEU DE L'UNICITE DANS LA DUALITE

Si le sans-forme désir se voir - naturellement, nous sommes ici dans le domaine de la conceptualisation - il ne peut le faire sans s'objectiver sous la forme de phénomènes. Le sans-forme, subjectivité pure, ne peut se connaître en tant que sans-forme. La manifestation, par conséquent, n'est pas une chose venue de l'extérieur, "projetée" par l'Absolu, mais une objectivation sous la forme d'une manifestation sur et en lui-même.
Quand, sur l'Absolu, la conscience se met en mouvement pour venir à l'existence et qu'apparaît le sentiment de présence - Je suis - le sentiment de dualité jaillit simultanément : celui qui connaît et ce qui est connu, celui qui éprouve et la chose éprouvée. Mais la dualité n'est qu'apparente et non-réelle, car l'unicité essentielle ne peut être dichotomisée. Les deux aspects - la Conscience au repos (Absolu) et la conscience en action (manifestation) - ne peuvent ni se séparer ni se réunir, car ce double aspect n'existe qu'en tant que concept. Shiva ( l'Absolu) existe dans la mise en mouvement de la Conscience car cette activité n'a d'autre source que Shiva; et l'activité elle-même - la manifestation et le fonctionnement - prend place sur et en Shiva (l'Absolu). La dualité n'est qu'une illusion, un concept qui n'affecte pas, et ne peut pas affecter, l'unicité de l'Absolu. N'oublions pas que la création conceptuelle de l'univers n'est que " l' enfant d'une femme stérile"! Si la dualité était réelle,chacune des deux partie posséderait une nature en propre, différente de celle de l'autre. Par conséquent, l'apparition et la disparition de la dualité apparente sont toutes deux une illusion qui se poursuit sans discontinuer d'instant en instant, sans intervalle. l'identité foncière est innée.

Bernard HARMAND


Lien:






N'ayez pas de peine le jour de mon départ,soyez heureux car je serais simplement rentré chez moi.
Venu du rien;je serais revenu au rien.


Amal KAZAR

mercredi 11 août 2010

l' Univers est en moi.


Observe bien.
Dans la video(dans le vie),tout bouge tout change.

Qu'est-ce qui ne change jamais?





mercredi 4 août 2010

Se vaincre soi-même...


... et déposer les armes.


Mila

Consciousness

Sagesse d' U.G Krishnamurti



Vous n’êtes pas séparés de la vie. Il s’agit d’un mouvement unitaire et tout ce que je peux en dire est une source de malentendu et de confusion. Vous n’êtes pas une « personne » une « chose » une « entité »discernable entourée d’ « autres »…

Lectures:

Le mental est un mythe

Le dos au mur


(Je remerci nomind et son exellent Blog "Eloge de l'état naturel" consacré à U. G)

"Soyez vous-même. C'est tout" (Ramana Maharshi)









Un visiteur demanda: "Comment peut-on connaître le Pouvoir de Dieu?"

Le Maharshi répondit: "Vous dites"JE SUIS".Eh bien c'est cela.
Qu'est ce qui peut dire"JE SUIS"?
L'Etre propre de chacun est son pouvoir.Les ennuis commencent seulement quand on dit:"Je suis ceci ou cela,je suis un tel ou une telle."Ne faites pas cela.
Soyez vous-même.C'est tout.


(extr: L'Enseignement de Ramana Maharshi)

Evangile de Thomas



Le Royaume du Père est répandu sur toute la terre et les hommes ne le voient pas.

(Jésus,selon Thomas)



Détruis-toi toi-même.

Mila

mardi 3 août 2010

Se connaître,c'est connaître celui qui le sait.







En vous réveillant,vous savez que vous avez dormi,vous savez que vous vous êtes évanoui.
Le témoin des modifications de la conscience existe,et il est permanent,car s'il ne l'était pas qui le saurait?
Se connaître,c'est connaître celui qui le sait.


Swami Anandababa

La Bible


Malheur à qui discute avec celui qui l'a modelé,
vase parmis les vase de terre !
L'argile dit-elle à son potier :"Que fais-tu ?
ton oeuvre n'a pas de mains !"
Malheur à qui dit à un père : "Pourquoi engendres-tu ?"
et à une femme :" Pourquoi mets-tu au monde ?"
Ainsi parle Yahvé,
la Saint d' Israël, son créateur :
On me demande ce qui va se passer pour mes enfants,
au sujet de l'oeuvre de mes mains, on me donne des ordres.
C'est moi qui est fait la terre
et créé l'homme qui l'habite,
c'est moi qui de mes mains ai déployé les cieux,
et qui ai donné des ordres à toute leur armée.
(Isaïe 45,9-12)




Mon fils, n'oublie pas mon enseignement,
et que ton coeur garde mes préceptes,
car ils augmenteront la durée de tes jours,
tes années de vie et ton bien-être.


Que piété et fidélité ne te quittent!
Fixe-les à ton cou,
inscris-les sur la tablette de ton coeur.
Tu trouveras ainsi faveur et réussite
aux regards de Dieu et des hommes.
Repose-toi sur Yahvé de tout ton coeur,
ne t'appuie pas sur ton propre entendement;
en toutes tes démarches, reconnais-le
et il aplanira tes sentiers.
Ne te figure pas être sage,
crains Yahvé et te détourne du mal:
cela sera salutaire à ton corps
et rafraîchissant pour tes os.
Honore Yahvé de tes biens
et des prémices de tout ton revenu;
alors tes greniers regorgeront de blé
et tes cuves déborderont de vin nouveau.

Ne méprise pas, mon fils, la correction de Yahvé,
et ne prends pas mal sa réprimande,
car Yahvé reprend celui qu'il aime,
comme un père le fils qu'il chérit.
(Les proverbes,3)




Yahvé est ma lumière et mon salut,
de qui aurais-je crainte?
Yahvé est le rampart de ma vie,
devant qui tremblerais-je?

Quand s'avancent contre moi les méchants
pour dévorer ma chair,
ce sont eux, mes ennemis, mes oppresseurs,
qui chancellent et succombent.

Qu' une armée vienne camper contre moi,
mon coeur est sans crainte;
qu'une guerre éclate contre moi,
j'ai là ma confiance.

Une chose qu' à Yahvé je demande,
la chose que je cherche,
c'est d' habiter la maison de Yahvé
tous les jours de ma vie,
de savourer la douceur de Yahvé,
de rechercher son palais.

Car il me réserve en sa hutte un abri
au jour de malheur;
il me cache au secret de sa tente,
il m'élève sur le roc.

Maintenant ma tête s'élève
au-dessus des ennemis qui m'entourent,
et je viens de sacrifier en sa tente
des sacrifices d' acclamation.

Je veux chanter, je veux jouer pour Yahvé.

Ecoute Yahvé, mon cri d'appel,
pitié, réponds-moi!
De toi mon coeur a dit:
"Cherche sa face."
C'est ta face, Yahvé, que je cherche,
ne me cache point ta face.

N'écarte pas ton serviteur avec colère;
c'est toi mon secours.

Ne me laisse pas, ne m'abandonne pas,
Dieu de mon salut.
Si mon père et ma mère m'abandonnent,
Yahvé m'accueillera.

Enseigne-moi, Yahvé, ta voie,
conduis-moi sur un chemin de droiture
à cause de ceux qui me guettent;

ne me livre pas à l'appétit de mes oppresseurs:
contre moi se sont dressés de faux témoins
qui soufflent la violence.

Je le crois, je verrai la bonté de Yahvé
sur la terre des vivants.
Espère en Yahvé, prends coeur et prends courage,
espère en Yahvé.
(Les psaumes ,27)





"Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix chaque jour, et qu'il me suive. Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi, celui-là la sauvera. Que sert donc à l' homme de gagner le monde entier, s'il se perd ou se ruine lui-même? " (Jésus selon Luc 9,23-25)




Notre Père qui est dans les cieux,
que ton Nom soit sanctifié,
que ton Règne vienne,
que ta Volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien.
Remets-nous nos dettes
comme nous-mêmes avons remis à nos débiteurs.
Et ne nous soumets pas à la tentation;
mais délivre-nous du Mauvais.





-Voilà pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement? Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent ni ne recueillent en des greniers, et votre Père céleste les nourrit! Ne valez-vous pas plus qu'eux? Qui d'entre vous d'ailleurs peut, en s'en inquiétant ajouter une seule coudée à la longueur de sa vie? Et du vêtement, pourquoi vous inquiéter? Observez les lis des champs, comme ils poussent: ils ne peinent ni ne filent. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'a été vêtu comme l'un d'eux.


Que si Dieu habille de la sorte l'herbe des champs, qui est aujourd'hui et demain sera jetée au four, ne fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi! Ne vous inquétez donc pas en disant: Qu'allons-nous manger? Qu'allons-nous boire? De quoi allons-nous nous vêtir? Ce sont là toutes choses dont les païens sont en quête. Or votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela. Cherchez dabord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain: demani s'inquétera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. (Jésus selon Matthieu 6,25-34)




-Puis je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle - car le premier ciel et la première terre on disparu, et de mer, il n'y en a plus. J'entendis alors une voix clamer, du trône: "Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux; ils seront sont peuple, et lui Dieu-avec-eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux: de mort , il n'y en aura plus; de pleurs, de cris et de peine, il n'y en aura plus, car l'ancien monde s'en est allé."

Alors, Celui qui siège sur le trône déclara :"Voici, je fais l'univers nouveau." Puis il ajouta :"Ecris : Ces paroles sont certaines et vraies." "C'en est fait, me dit-il encore, je suis l'Alpha et l'Oméga, le Principe et la Fin; celui qui a soif, moi je lui donnerai de la source de Vie, gratuitement. Telle sera la part du vainqueur; et je serai son Dieu, et lui sera mon fils.(Apocalypse 21, 1-8)



-"La lampe du corps, c'est l'oeil. Si donc ton oeil est sain, ton corps tout entier sera lumineux. Mais si ton oeil est malade, ton corps tout entier sera ténébreux.
Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres!"
(Jésus selon Matthieu 6, 22-23)

Méditation guidée ( avec Adyashanti)

Première partie:







Deuxième partie:



lundi 2 août 2010





La vigilence est le sentier vers le sans-mort,la négligence est le sentier vers la mort.
Le vigilant ne mourra pas,le négligent est comme s'il était déjà mort.


Le Bouddha

Eckhart TOLLE

Evangile de Marie





L'enseigneur dit:
"Il n'y a pas de péché.
C'est vous qui faites exister le péché
lorsque vous agissez conformément aux habitudes
de votre nature adultère;
là est le péché."



(Jésus,selon Marie Madeleine)

"...tu es comme un acteur" (Epictète)




"Souviens-toi que tu es comme un acteur dans le rôle que l'auteur dramatique a voulu te donner:court,s'il est court;long,s'il est long.S'il veut que tu joues un rôle de mendiant joue-le encore convenablement.
Fais de même pour un rôle de boiteux,de magistrat,de simple particulier.Il dépend de toi,en effet,de bien jouer le personnage qui t'est donné;mais le choisir appartient à un autre."

"Souviens-toi donc que si tu crois libre ce qui par nature est servile,et propre à toi ce qui t'est étranger,tu seras entravé,affligé,troublé,et tu t'en prendras aux Dieux et aux hommes.Mais,si tu crois tien cela seul qui est tien et étanger ce qui t'est en effet étranger,nul ne pourra jamais te contraindre,nul ne t'entravera;tu ne t'en prendras à personne,tu n'accuseras personne,tu ne feras rien malgré toi;nul ne te nuira;tu n'auras pas d'ennemi,car tu ne souffriras de rien de nuisible."


Epictète.

Evangile de Thomas




Heureux celui qui Est avant d'exister...


(Jésus,selon Thomas)

Tout ce qu'il y a

Jeff FOSTER

dimanche 1 août 2010




L'univers est sans pourquoi.


Maitre Eckhart

La Bhagavad Gîtâ






Ce qui est né doit mourir,ce qui est mort doit renaître.
Aussi, devant l'inéluctable,tu n'as nul lieu de pleurer.

Le non-manifesté est à l'origine des hêtres,leur vie appartient au visible,
avant de regagner le non-manifesté.
Y a-t-il lieu de se lamenter?


Bhagavad Gîtâ

Evangile de Thomas





Les disciples demandaient à Jesus:
Dis-nous quelle sera notre fin?
Jésus répondit:
Que savez-vous du commencement pour que vous cherchiez ainsi la fin?
Là où est le commencement,là aussi sera la fin.
Heureux celui qui se tiendra dans le commencement;
il connaîtra la fin et il ne goûtera pas la mort.



Evangile de Thomas