lundi 28 février 2011

Une immense deception. (Mila)



J’ai cherché pendant très longtemps à obtenir une expérience similaire à celles que je pouvais lire ou entendre dans de nombreux témoignages. Quelle folie !!!! Quel délire !!! C’est complètement impossible !!!!
Comment puis-je commander à la nature une expérience alors que « Je » n’existe pas. « Personne » n’est là.
Si une quelconque expérience doit arriver, elle se produira d’elle-même, pas à cause de moi.
Une fois que je comprends que « Je » ne contrôle absolument rien car « Je » n’existe pas, tout est fini.

Mais cette compréhension peut prendre du temps pour s’enraciner solidement, si bien que j’ai quand même cherché à obtenir une expérience comme """preuve""" d’ « « « Eveil » » » » (c’est du grand n’importe quoi !!!)

Réaliser que « Je » n’y suis pour rien dans toute cette « histoire » (la venue au monde, les événements de la vie, cette maudite recherche, etc…) est ma délivrance.

C’est étonnant comme nous pouvons nous séparer de la nature et de la vie. On dit : « la nature m’adonné un corps… », on mange, on digère, on se retrouve sur le « trône » et on dit : « c’est la nature » ou « c’est des besoins « naturels » .
Quand on parle des plantes, des animaux, du temps qu’il fait, des intempéries, on dit encore : « c’est la nature ».

Pourtant, pour parler de nous, humains, ce n’est pratiquement jamais la « nature ».
Nous sommes en dehors de la nature.
Comment pourrions-nous fonctionner, sans l’air de la « nature » que nous respirons.
Comment pourrions-nous rester en vie sans manger la nourriture de la « nature » et sans boire l’eau de la « nature ».
Comment pourrais-je être ici présent, sans la volonté de la « nature » (ou Dieu, c’est pareil).
Je n’ai jamais voulu exister.

Si tu a choisi de venir au monde, (mais j’en doute) ne te plains pas que la vie est difficile car tu savait alors ce qui t’attendais.

Si j’avais pu choisir, je ne serais jamais venu. Et pourtant, il y a quand même des moments magnifique dans la vie.

Je n’ai pas eu le choix. La vie à voulu me vivre. Je la laisse faire. Mais ça ne veut pas dire ne rien faire.

Je ne veux pas me réveiller.
Je me réveille.

Je ne veux pas m’endormir.
Je m’endors.

Je ne veux pas sentir.
Je sens.

Je ne veux pas ressentir.
Je ressens.

Je ne veux pas voir.
Je vois.

Je ne veux pas entendre.
J’entends

Je ne veux pas avoir faim.
J’ai faim.

Je ne veux pas digérer.
Je digère.

Je ne veux pas que mon cœur batte.
Il bat.

Je ne veux pas que mon sang circule.
Il le fait de lui-même.

Je ne veux pas que ce corps vieillisse.
Il vieillit quand même. (C’est « la nature »)

Je ne veux pas tomber malade.
Je tombe malade.

Je ne veux pas tomber amoureux.
Je tombe amoureux.

Je ne veux pas être
Je suis.



Je ne veux pas travailler,… c'est chiant (…bon là je m’égare.)

Tout, absolument tout, se fait tout seul.
« Il n’y a rien à chercher car il n’y a rien à trouver ». J’ai envie de dire : « Oui, mais… »
Car au bout de cette recherche, je découvre ( ou redécouvre) quand même mon immensité, qui était toujours présente et qui n’a absolument rien à voir avec ce que je m'imaginais être.
C’est au bout du compte, quand le mental abandonne la partie, qu’on se rend compte qu’effectivement, il n’y avait rien à chercher.

Je ne peux dire à personne d’arrêter de chercher, car c’est impossible. La recherche se poursuivra d’elle-même de toute façon. Car il y a recherche mais personne pour chercher. La recherche arrive, « Je » n’ai jamais voulu chercher.
Par contre je peux certifier à la même personne qu’il n’y a rien à chercher, rien à comprendre, rien à devenir, rien à améliorer, rien à enlever ou ajouter. Mais elle doit le réaliser, le comprendre, le découvrir par elle-même, au plus profond d’elle-même.
Personne ne peut découvrir ce que je suis à ma place. Je dois le découvrir par moi-même.


Au final, tout cela est une histoire de confiance en soi.
Se faire confiance à soi-même, à son expérience propre, à ce que je vis et pas ce que me raconte les autres qui prétendent me connaître mieux que moi-même.

C’est peut être ce que veut nous enseigner la vie:
-« Aie confiance en moi (en toi), n’aie pas peur, on sort s’amuser un peu et on rentre à la maison. »


Finalement, c'est une immense déception pour le mental car il immagine tellement de choses.
C'est un sentiment de : Tout ça pour ça ?!!!!

-"Oui, mais quand même... " répond la conscience...



"Le mental doit apprendre que quelque chose de plus grand le précède." Nisargadatta Maharaj