lundi 21 mars 2011

Ce qui est ici est tout ce qu'il y a. C'est simple, c'est la conscience. (U. G)

Ce que l'on appelle la réalisation de soi, c'est la découverte pour vous-même et par vous-même qu'il n'y a pas de soi à découvrir.
Vous êtes vivant. Dès que vous introduisez la question : "comment vivre ?" vous avez fait de la vie un problème. Comment vivre a rendu la vie insignifiante. Dès que vous posez cette question, vous vous tournez vers quelqu'un pour la réponse et vous devenez dépendant. Et ce monsieur-là vous fait marcher .
Le désir de libération est la cause de notre problème. Vous tenez à vous voir libre. Mais la recherche est la servitude, le refus de liberté.
Le passé entier de l'humanité vous étouffe - qu'il disparaisse et il ne reste plus que le courage d'être."

Les saints essaient de vous enseigner et ils sont toujours ainsi dans le domaine de la dualité ; tandis que le sage...est dans l'état de conscience indivise. Il ne sait pas qu'il est libre, il n'est donc pas question pour lui de libérer les autres.....Pouvez-vous expliquer à quelqu'un qui n'a jamais eu d'expériences sexuelles à quoi ressemble une telle expérience ? "

Tout acte volontaire quelle que soit sa direction est violence. Tout effort est violence. Tout ce que vous faites avec le concours de la pensée pour créer en vous un état de paix utilise la force et, par là même, est violence. Vous tentez d'imposer la paix par la violence. Yoga, méditations, prières, mantras sont des techniques violentes. L'organisme est très paisible. Vous n'avez rien à faire
Vous personnellement, pouvez vous dire avec certitude que vous êtes né? Pouvez-vous expérimenter votre propre naissance? Non! Impossible! Vous pouvez vivre l'expérience de la naissance des autres, et de la mort des autres également, et en plus vous pouvez penser qu'un jour vous connaitrez l'expérience de votre propre mort (...) Mais la structure qui se soucie de comprendre la naissance et la mort pourrait ne plus être là. Ainsi la vie comme telle n'a ni début ni fin; c'est un mouvement sans début ni fin et vous êtes l'une de ses expressions. Vous n'êtes qu'une expression de la vie, comme l’oiseau, le ver de terre ou le nuage.
Nous ne sommes pas créés dans un but plus grand que les fourmis qui sont là ou les mouches qui rôdent autour de nous ou les moustiques qui sucent notre sang.

Là où il y a division il y a destruction.
Comprendre est dualisme. Si cette division n'est pas là, il n'y a rien à comprendre.
Il n'existe rien de tel que l'éveil, parce que je ne peux jamais me dire que : "Je suis éveillé".
Ma façon de fonctionner c'est que je suis toujours occupé avec ce qui se passe en ce moment et il n'y a aucune place pour quelque préoccupation que ce soit. Vous vous préoccupez des choses qui ne sont pas en train de se dérouler ici. S'il y a une différence, c'est peut-être la seule. Les gens s'imaginent que je vis dans un vide où il ne se passe rien. Comment y-aurait-il quelqu'un dans un tel état ? Il est rempli de ce qui se passe en ce moment. Vous savez, il est impossible d'y ajouter quoi que ce soit ou de s'en éloigner.
Ce qui est ici est tout ce qu'il y a. C'est simple, c'est la conscience.
Ce qui m’intéresse c’est de vous montrer que vous pouvez marcher, et s’il vous plaît, jetez toutes ces béquilles. Si vous étiez vraiment handicapés, je ne vous conseillerais pas de le faire. Mais l’idée d’être un handicapé vous est imposée par les autres qui veulent vous vendre leurs béquilles. Jetez-les et vous pouvez marcher. C’est tout ce que je peux dire. “Si je tombais…” : c’est là votre peur. Abandonnez vos béquilles, et vous n’allez pas tomber.”
Dieu est inutile… il n’y a pas de pouvoir à l’extérieur de l’homme. C’est le même pouvoir, la même vie, qui fonctionne là en vous.

( textes choisis sur Eloge de l'état naturel )

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