jeudi 12 mai 2011

Notre véritable place (Jeanne Guesné)

Se sentir intégré dans la grande nature guérit inévitablement l’homme de sa mégalomanie. Les couleurs, les sons, les parfums et les saveurs qu’elle nous dispense avec une prodigalité incessante se révèlent à nous dans un accord parfait qui nous «  remet à notre véritable place ».
Nous oublions toujours combien nous sommes petits et futiles.
Imbus de notre savoir et de nos techniques perfectionnées dont nous sommes si fiers, nous oublions l’immensité des océans, l’énormité des montagnes, la puissance de la foudre et la fabuleuse énergie du vent. Il faut que la nature nous adresse par ses douloureux avertissements, raz de marée, éruption de volcans, sécheresse, inondation, séismes, etc., le signe originel de notre erreur fondamentale, qui nous fait placer l’homme axe de la création.
Il est urgent de retrouver une certaine sagesse qui donne primauté au développement de la vie personnelle de l’individu. Méfions-nous de la rigueur dialectique à laquelle nous attachons tant de prix.
 Le facteur humain qu’elle méconnaît habituellement est cependant déterminant dans le détournement des théories, le bouleversement des prévisions et se révèle la cause de bien des erreurs politiques qui conduisent à des désastres dans le passé des nations.
La Vie, la Conscience, l’Amour sont des Valeurs universelles latentes au niveau humain, qui réclament notre ATTENTION pour s’actualiser en se libérant de la complexité de nos mouvances psychologiques.