lundi 23 mai 2011

Un seul et même être. (Alain Galatis)




Cher ami ! Puis-je me permettre  : est-il difficile d'envisager que, peut-être, le lieu où tu te trouves n'existe pas ? Oui, assurément.

Est-il triste d'envisager que, peut-être, tu n'es pas toi-même la personne que tu penses être ? Oui, c'est douloureux.

Mais regarde ! Si nous arrêtons de définir ce qui est. Si nous cessons de vouloir dire le monde. Nous soulevons le coin du voile. En dessous : l'illimité.

Oui, tu perds beaucoup. Enormément. Tu perds tout. Et tu te perds toi-même. Mais vois les flots qui t'assaillent ! Qui te dissolvent ! Vois l'ampleur de ce qui est !

Regarde : tu deviens l'illimité ! Et dans l'illimité, nous nous retrouvons tous. Toi et moi. Et les autres. Par dizaines. Par milliers. Par millions.

Non pas une foule anonyme d'inconnus. Non pas des individus. Non pas des amis. Nous sommes ce qui est. Inséparables. Indissociables. Tous unis, à chaque instant.

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