jeudi 28 juillet 2011

"L’éternité est là entre les deux."


L’homme créé est situé entre le commencement et la fin.
L’homme créateur se situe entre la fin et le commencement.
Entre le commencement et la fin est le temps.
Entre la fin et le commencement, l’éternité.

La fin de l’an passé est commencement du nouveau.
La fin du monde passé est commencement du Nouveau.
Le miracle est entre Oméga et Alpha.
Depuis les temps les plus reculés,
l’homme fête ce qui ne peut pas se fêter.

La porte de la voie étroite est : Oméga – Alpha.
Celui qui désire la franchir dans le temps
Avec son corps, entre dans la mort.
Celui qui la franchit en esprit, hors du temps,
entre dans l’éternité.

Un an commence – il se termine.
Une nouvelle année commence,
mais pas la même, une autre.
Peux-tu mesurer le temps entre Oméga et Alpha ?
L’instant est passé – un nouveau commence.
Entre les deux il n’y a pas de temps.
L’éternité est là entre les deux.

Il y a une porte qui ouvre sur l’éternité.
Pas au commencement, mais à la fin.
Le père lance l’instant et le nouvel instant n’est pas l’ancien.
A la mort de chaque instant,
tu peux entrer dans l’éternité, dans le monde créateur –
et de là, c’est toi-même qui peux lancer l’instant.
Cela est visible à tous les yeux, et ils ne le voient pas.

La porte est ouverte,
mais la voie est tellement étroite
que ce qui est né, fini, ne peut pas y entrer.
C’est le plus grand mystère :
chaque instant et l’instant de l’instant sont portes.

Il n’y a pas d’ « instant sacré ».
Chaque instant est sacré.
Ainsi, vous vivez dans l’éternité
et dans la vie,
car la vie éternelle unit les deux.
Tu est balle et joueur à la fois.
Ne porte plus ton attention sur le commencement.
Le commencement est déjà la fin.
Ce qui commence se termine.
On ne peut plus le changer,
car force et matière se sont mises en mouvement.
Entre fin et commencement –
là où tout est conçu –, là, dirige ton attention !
La création est une balle avec laquelle joue le Père.
Il la lance, mais juste pour qu’elle revienne,
dans la joie.
Et tout est à cette image,
corps céleste comme atomes.

Je t’enseigne : seule la joie est sûre.
Pour tout il y a une explication.
Pour la joie il n’y en a pas.
Nous ne savons pas dire
pourquoi nous nous réjouissons,
Mais c’est là notre service.
Et ce que vous avez reçu est source de joie
pour les sans-joie.

L’instant éternel est rayon de la Lumière éternelle.
La tâche de l’homme est d’ouvrir une brèche
dans la sphère ou il vit.
Le rayon pénètre tout seul.
Inutile de démolir la maison pour que soit la clarté.
Une fenêtre suffit.
Et il est certain que la lumière y pénètre.

Pour que tu accèdes à la Lumière infinie,
tu dois dépasser le plan de la création.
Autrement, tu n’y arrives pas.
En dépassant le plan créé,
tu te libères et tu libères.
Quelle tromperie au-dedans de cette sphère !
Avec ses soleils, ses lunes et avec son espace infini –
en réalité fini –,
avec ses milliards et ses milliards d’années,
qui ne sont rien auprès d’un instant éternel.

Il n’y a plus de prisons
si une brèche ouvre vers le dehors.
Cette brèche, c’est la Délivrance.
Il n’y aura plus de prisonniers,
mais des habitants dans la sphère.
Plus de malédiction, mais Bénédictions. –
Plus d’obscurité, mais Lumière.
Plus de tourments, mais Joie.
Cette petite brèche est la Délivrance.

Fais attention à la mesure !
Car ce qui est plus, soit vers le haut,
soit vers le bas,
c’est s’écarter du chemin.
C’est pour cela que nous avons le sentiment
du peu – du trop.
Entre les deux se trouve le chemin, le « assez ».
La juste mesure,
c’est l’équilibre entre force et matière,
entre fini et infini.
Sois attentive, ne quitte pas le chemin !
Ta mesure est unique, et elle ne se répète jamais.
Chacun a sa clé pour sa mesure.

Retournement de tout – Oméga – Alpha est l’issue.


(Dialogues avec l'ange. Entretient 28 avec Gitta Mallasz)