mercredi 17 août 2011

Voir autrement (Jean Klein)








Rien ne peut être changé du point de vu de la société : ce que nous pouvons modifier, c’est notre façon de voir, nous devenons alors automatiquement le membre le plus efficace de la société pour instaurer un changement.

Dès que nous abandonnons la vision morcelée de l’ego, pour adopter le point de vue impersonnel – celui  de la conscience – le conflit s’apaise. Le monde en lui-même ne peut être la cause du conflit. C’est nous, et nous seuls, qui l’élaborons à partir de rien.

Aussi longtemps qu’un homme estime qu’il est son corps, il est l’esclave de son système glandulaire, de ses fonctions physiques, de ses projections mentales, de ce que nous pourrions nommer ses conditionnements. Mais s’il prend conscience que son corps n’a nulle réalité en soi, c’est-à-dire aucune autonomie quelle qu’elle soit, qu’il est entièrement dépendant du percipient, il parvient à appréhender que le corps n’est rien d’autre qu’un objet.

Dans cette appréhension, il n’est plus le complice du corps qu’il a reçu. Il verra qu’il est harmonie parfaite. Cela correspond à un point de vue impersonnel. Il se produit une ouverture, un déploiement, où le corps découvrira sa sagesse interne, sa conscience interne.
Toute activité sera alors libre de préjugé, de prévention, adaptée à toute situation, toute condition et tout problème.
La conscience est le cœur d’où s’envolent les étincelles pour se perdre. Nous nous identifions par erreur à ces étincelles. Elles ne sont que ces fragments. La dualité est étrangère à ce cœur.

Liens :     1   2    3