vendredi 7 octobre 2011

Le pauvre des pauvres ( Angelus Silesius)




Tu voyages beaucoup, tu es à l’affût de tout : si tu n’as pas croisé le regard de Dieu, tu n’as rien vu. Arrête, où cours-tu donc, le ciel est en toi : et chercher Dieu ailleurs, c’est le manquer toujours. Laisse tout ce que tu as pour pouvoir emporter tout. Dieu est le pauvre des pauvres. Il se tient là tout nu et libre.
Dieu est pour moi bâton, lumière, sentier.
Ô mon créateur et mon Dieu, à ta lumière je reconnais de quelle façon admirable je suis fait. Je suis fait de l’univers et je suis dans l’univers et l’univers est en moi. Je suis fait de toi et je reste en toi et toi en moi. Je suis issu de l’univers, l’univers me porte en soi, m’enveloppe et je porte en moi l’univers et j’embrasse l’univers. Je suis son enfant et son fils, et il est devenu ce que je suis et je suis devenu ce qu’il est : puisque tout ce qui vit dans l’immensité de l’univers vit aussi spirituellement et c’est ainsi que je suis un avec lui et que je ne pourrai être sans lui.

Qui a suffisamment a tout.

Qui aime la liberté aime Dieu.