jeudi 13 octobre 2011

"...pas dans dix secondes, mais tout de suite !" (Jean Bouchart d'Orval)





Nous ne sommes pas faits pour travailler !
Le travail se réfère à la durée, la pénible durée, et c’est très fatiguant. Notre corps essaie parfois de nous le dire, mais nous sommes trop occupés par nos projets pour l’écouter.
Les moments de  grande tranquillité, de grande paix, ne nous viennent pas dans des moments de concentration. A l’école, on nous a enseigné à nous concentrer pour apprendre. Dans les cercles spirituels, on prêche aussi la concentration – parfois même à coups de bâtons… - sur un mantra, sur la respiration ou autre objet. On regroupe même souvent les adeptes dans des camps, parfois appelés ashrams : en somme des camps de concentration ! Mais les moments de grande tranquillité, ou d’ouverture, dans ma vie ne me sont jamais venus dans des moments de « concentration », ou parce que quelqu’un avait décrété une période de « méditation ». Cela me venait dans des moments de vacance : quand j’avais complètement oublié de m’inquiéter de moi-même, quand je n’étais plus obsédé par une image de moi-même. C’est immédiat : dès que cesse cette obsession, on est bien. Ce bien-être ne survient pas demain, pas dans dix secondes, mais tout de suite !
La souffrance peut s’effondrer à n’importe quel moment, sans raison. C’est le danger qui nous guette tous… Cet effondrement peut survenir sans travail ni préparation. Il suffit d’être là, d’être présent.


Liens :    1    2    3    4    5    6