jeudi 20 septembre 2012

L'audace d'être soi-même



Devenez silencieux. En vous. Bien sûr, parlez, agissez lorsque la situation le demande. Mais restez connecté à ce silence qui est à la fois au plus profond de vous et qui vous enveloppe. C’est notre matrice. Nous sommes nés de ce silence et nous y retournerons.
 
Lorsque ma conscience s’est déployée à l’infini, le silence s’est révélé avec une telle densité. Il est la conscience. Trouvez votre paix. Où courez-vous sans arrêt ? Quel but poursuivez-vous ? Il est totalement inutile de courir après les phénomènes.
 
 Le but est en vous, pas à l’extérieur, pas auprès de quelqu’un d’autre, pas dans un pays lointain. Le but est vous-même. Si vous ne vous apaisez pas, vous ne pourrez pas découvrir votre fond intime et votre vie deviendra compliquée, pénible.
 
Laissez simplement la vie se vivre à travers vous. C’est là le sens de la vie ; se vivre elle-même à travers toutes les formes et devenir de plus en plus consciente d’elle-même dans ce déploiement que nous lui permettons.
 
 Pourquoi luttez-vous ? Pourquoi vous battez-vous ? Contre quoi ? Contre la vie ? Abandonnez toute lutte qui gaspille inutilement l’énergie. La vie prend soin de vous, elle coule à travers vous naturellement, avec puissance et tendresse. Pourquoi vous en soucier ? Pourquoi agir comme si vous en étiez le propriétaire ? A travers votre être, la vie peut devenir consciente d’elle-même. Laissez-la œuvrer. Arrêtez-vous. Si Lao-Tseu, si Bouddha, si Jésus ne s’étaient pas arrêté aurait-ils découvert la réalité ? C’est le mental qui vous fait courir, qui vous entraine dans la lutte, dans l’effort, dans la poursuite de désirs, même spirituels.
 
 Dès que le mental est en repos, le temps psychique est suspendu. Le mental, c’est du temps. Comment une fonction temporelle, liée au temps, pourrait découvrir la dimension intemporelle de la vie ? Ce mental, créateur de temps, engendre aussi les notions de distances, de buts à atteindre, de séparation avec les autres, avec tout ce qui vit et donc engendre la souffrance.
 
 Pourquoi devrions-nous souffrir pour saisir ce rêve éphémère qu’est notre existence ? Découvrez votre paix. Dans cette paix, vous entendrez votre voix, la votre, elle est unique. C’est elle qui vous mènera à ce que vous êtes, à cet infini qui englobe tout. Suivez-là, ne suivez qu’elle, elle seule peut vous mener à votre réalité qui est universelle. Vous pouvez vous faire aider sur ce chemin par quelques indications qui correspondent  à votre propre parcours et qui vous guideront de l’intérieur. Mais ne suivez jamais la parole de quelqu’un d’autre, n’imitez personne, soyez créatifs, c’est important.
 
  La vie est créative. Vous êtes la vie. Ne suivez aucune règle de quelqu’un d’autre. Toutes ces règles édictées par milliers vous figent, vous enferment et vous tuent. S’attacher aux règles, aux préceptes, c’est de la peur. Si vous suivez des modèles, vous ne vous trouverez jamais. Cherchez en vous-mêmes au lieu d’interroger au dehors. Découvrez par approfondissement personnel au lieu de tenter d’apprendre à l’extérieur. N’écoutez que votre propre voix, elle est comme un flux qui coule sans arrêt à travers vous. Ayez l’audace d’être vous-même, de répondre à votre identité pour réaliser votre être profond, singulier. Lorsque votre réalité sera découverte, à cet instant, elle se révèlera universelle et intemporelle. C’est parce que votre propre être se sera trouvé que vous serez en conscience au sein du tout, que vous serez pleinement ce tout. Alors, l’amour qui est l’essence de ce tout pourra rayonner librement à travers vous.
 

Nicole Montineri