vendredi 23 novembre 2012

HARMONIQUES DU FANTASSIN

 
 


Dans Le Livre de la Conscience et de la Tranquillité, j'ai consacré quelques pages à mon expérience de soldat et à l'une des grandes leçons que m'a donnés un épisode guerrier sur la manie que nous avons tous de porter des jugements. Au fil des années, les lecteurs m'ont souvent dit combien cette histoire les avait touchés, peut-être plus que toutes les anecdotes que j'ai racontées.

De par sa tournure d'esprit, l'Occidental juge assez inconvenant qu'un vieux soldat ait pu bénéficier de révélations sur la Lumière. Je le comprends très bien. À l'époque des faits, j'eus l'occasion de vivre nombre d'événements singuliers dont je n'ai jamais soufflé mot dans mes livres. Après tout, j'ai participé à deux longues guerres en tant que capitaine d'infanterie. J'ai vécu sur le terrain en compagnie de fantassins chinois pendant près de trois ans. J'ai subsisté avec eux. J'ai failli mourir de faim avec eux. Les quelques soldats américains qui se trouvaient alors en Chine reçurent fort peu d'aide des États-Unis au cours de la Deuxième Guerre mondiale. Nous étions à l'extrémité de la plus longue voie de ravitaillement au monde, et tout ce qui nous parvenait d'Amérique avait été transporté en avion par-dessus des pays occupés par le Japon. Tout devait franchir l'immense chaîne de l'Himalaya avant d'atteindre Kunming où des camions et des animaux prenaient le relais pour nous faire parvenir des vivres où que nous nous trouvions.

Cette période ne fut pas facile pour moi. La dernière année que je passai en Chine à la fin de la guerre, j'épaulai des troupes chinoises engagées dans la lutte contre les Japonais et je pris part aux combats qui permirent de reprendre Ishan, Liuchow et Kwelin.

Moins de dix ans plus tard, je me trouvai en Corée à la tête de la King Company du 279e régiment d'infanterie. Les choses furent beaucoup plus dures pour moi en Corée qu'au cours de la longue et curieuse guerre que j'avais faite en Chine. Le fait d'être plus âgé ne me fut d'aucun secours en Corée et je n'avais pas le vieux sage, M. Shieh, à mes côtés sur le 38e parallèle, au Grand Château de Sacs de Sable ou au Perchoir du Vautour.

Il est remarquable que je n'aie rien écrit sur cette période, alors que j'en ai raconté les événements marquants – pour moi porteurs d'enseignement – aux chercheurs venus me voir ici en Alabama. Je me délectais particulièrement à raconter ces épisodes guerriers aux " absolutistes " métaphysiques ou aux jeunes idéalistes fanatiques qui pensaient n'entendre ici que de suaves paroles de paix de la bouche d'un homme de Dieu. Puisque ces histoires de conflit, de guerre et de souffrance sont la dernière chose que ces gens attendent d'un " métaphysicien ", c'est souvent ce qui leur est donné.


Montrez-moi une révélation et je vous montrerai le traumatisme d'où cette Lumière a jailli. Montrez-moi une vision céleste authentique et je vous montrerai la plongée dans les affres de l'enfer où cette vision a été mise à l'épreuve et vérifiée avant d'être certifiée exacte.

" Mettez-moi ainsi à l'épreuve, dit le Seigneur… " et, dans la même veine, Paul a affirmé : " Éprouvez tout… " Et à présent, n'ayant presque plus rien à ajouter au livre définitif, en cette nouvelle Journée du Souvenir, je songe à mes soldats qui ont participé avec moi à tant de combats.

Permettez-moi de vous livrer un ou deux Aperçus sur ces temps de guerre. Pour commencer, retour en Chine. Une patrouille japonaise à nos trousses, cinq compagnons d'armes américains, M. Shieh et moi-même étions en train de " rétrograder ". Couvrant l'arrière de notre petite patrouille, nous tentions de nous mettre à couvert au plus vite en regagnant des lignes amies. L'ennemi qui nous talonnait était bien près de nous capturer. En ce temps-là, ni les Chinois ni les Japonais ne faisaient de quartier. C'est-à-dire qu'il n'y avait pas de prisonniers. Je savais que si nous étions pris par les Japonais, cela signifiait une mort certaine. M. Shieh, lui, pourrait toujours se faire passer pour un paysan chinois. Oh, je n'arrive pas à raconter cette histoire ! Pour l'heure, le souvenir suivant suffira. Je revois M. Shieh me faisant remarquer la beauté de ces fleurs violettes, loin devant nous, sur la montagne que nous allions devoir escalader. Je m'étonnai qu'un homme pût percevoir la beauté dans des moments si oppressants. Je m'étonne encore davantage qu'il ait pu m'aider à y parvenir.

Un jour, au cours de la guerre de Corée, une salve d'artillerie éclata sur le flanc gauche de mon régiment. Plusieurs corps volèrent sous la violence des projectiles. Je me précipitai pour constater l'étendue des dégâts et voir si le responsable de la section était indemne. Le spectacle que je découvris me souleva le cœur et je tombai assis au milieu de trois corps affalés sur le versant. Je devins alors conscient d'une " présence " visuelle en suspension à côté d'eux : une espèce de vapeur lumineuse blanche et bleutée ; une clarté d'un autre ordre, primordiale, convaincante et puissante. Je n'aurais su dire ce que je voyais alors, et je ne suis pas davantage en mesure de l'expliquer maintenant, mais avec cette vision, et grâce à elle, j'eus l'absolue conviction en mon for intérieur qu'on me montrait la preuve de l'immortalité de la Vie – de la survie de l'Enfant, de l'Âme des hommes. J'éprouvai un merveilleux sentiment de soulagement, presque de gratitude, pour ces hommes et tout ce qui se passa ce jour-là. Quelques minutes s'étaient à peine écoulées que mon régiment, et en particulier la partie de la colonne où je me trouvais, fut pris sous un déluge de feu. Des obus nous pilonnaient en même temps que des soldats chinois fonçaient sur nous. Ce fut une éruption infernale dont nul ne saurait donner une idée précise. On ne peut comprendre ce genre de chose que si on l'a vécu.

Mais venons-en à l'Aperçu que j'aimerais vous donner ici, si toutefois je suis en mesure d'écrire ce qui s'est passé. Au tout début de cet horrible carnage où tout ce qui bougeait était réduit en charpie – soldats se portant en avant, hommes, femmes, enfants, chiens et poulets, et toute créature en mouvement clouée sur place – je fus soudain incapable d'entendre. Mon monde se tut et je fus enveloppé d'une paix incommensurable. Au beau milieu de cet affreux vacarme d'obus et de corps qui explosaient, je n'entendais plus que ma propre voix. Par une espèce de prodige, je me trouvai pris dans une dimension de paix et de tranquillité, détaché, mais également lié au carnage qui faisait rage. Je n'avais pas été blessé. Je me sentais aussi bien qu'on peut le souhaiter en pareilles circonstances. J'entendais très distinctement ma propre voix et même ma respiration. J'allais d'un poste de mitrailleuse à l'autre encourager mes hommes avec le plus grand calme. Je voyais leurs lèvres bouger pour me répondre et exprimer leur gratitude – ainsi que leur terreur – mais je ne les entendais pas. Je m'entendais moi-même, mais non pas les obus qui m'éclataient à la figure. J'étais au cœur d'une merveilleuse bulle de sérénité qui me permettait de me déplacer et d'accomplir sans crainte ce que le moment, particulièrement atroce, exigeait de moi.


 
 


Face à l'horreur, le corps est peut-être capable de produire des substances chimiques appropriées qui vont dresser une barricade entre l'homme et la situation qu'il juge insupportable. Mais, alors que cela m'arrivait en Corée au cours de cette journée interminable, j'avais la certitude qu'une Réalité suprême se tenait derrière les événements ; qu'il y avait une autre Scène juste au-dessus de celle-ci et qui l'entourait ; qu'empruntant ce corridor de chaos, la Réalité faisait irruption dans ma sensibilité qui en prenait conscience. Je marchais avec un courage tout de détachement, comme si le corps mortel ne pouvait pas être atteint et ne serait pas blessé. Je courais d'un soldat à l'autre, d'une mitrailleuse à l'autre. J'étais précipité au sol. Le souffle des explosions faisait pivoter mon corps comme une toupie. Une pluie de pierres et de terre me fouettait la peau et, avec un calme imperturbable, je sentais distinctement l'empire de la Vie sur les spectacles et les bruits du monde ; comme si, grâce à la Présence que j'avais ressentie et vue quelques instants plus tôt parmi les premiers corps abattus, je VOYAIS et ÉPROUVAIS de façon ininterrompue la Nature éternelle de la Vie, même face à la mort. Peut-être était-ce cette paix bienfaisante que M. Shieh avait ressentie des années plus tôt, en voyant les fleurs au loin sur la montagne.

Le feu de cet enfer et cette damnation en Corée dura quatre nuits et trois jours d'affilée, au cours desquels mes hommes et moi ne pûmes fermer l'œil. Je n'ai jamais oublié le cadre de temps différent qui fut alors le mien sans parler de la paix intérieure qui me nimbait, et la façon dont je fus soutenu et aidé pendant ce temps – ou ce non-temps.

Plus important, cette Paix ne m'a jamais abandonné depuis, du moins jamais quand j'y ai été attentif ou que j'ai fait appel à Elle dans les moments cruciaux. Comment est-ce que je procède alors ? Je mets au monde l'Enfant qui est en Moi.

Je ne sais vraiment pas pourquoi je raconte ces choses après tant d'années. Mais en cette Journée du Souvenir où j'ai le sentiment que tout ce qui est nécessaire au livre a été écrit, je m'assois pour rédiger ces lignes qui pourraient apprendre à d'autres, comme Janice et Bill, qu'il y a des moments où l'angoisse de la leçon est absolument nécessaire – que fuir l'angoisse n'est peut-être pas la réponse. Maintenant, avec une certitude absolue, je puis affirmer, aux vieux comme aux jeunes, qu'il est possible d'apprendre ses leçons dans les circonstances les plus difficiles et les plus éprouvantes. Mais mieux vaut abandonner nos filets de sécurité une fois la leçon apprise. Mieux vaut s'en remettre à l'Enfant parce que l'Enfant sait quoi faire. L'Enfant et la Présence figurent la même unique Présence et Elle est ici même où nous sommes, transcendant l'espace et le temps de ce monde.

En point d'orgue à ces harmoniques militaires : le jour où, en Corée, je montai en première ligne avec la King Company, me fut remis l'ordre de bataille précisant la nature des troupes " ennemies " qui, de l'autre côté de la vallée, me faisaient face sur la montagne. En face de mon régiment, et de moi en particulier, se trouvait la 60e armée chinoise, les soldats mêmes que j'avais côtoyés et formés pendant deux années en Chine. Nous nous retrouvions, huit ans plus tard, dans un massacre à la fois horrible et absurde.

Dans le monde apparent, nos amis et nos ennemis sont les mêmes – et quelquefois, inutilement, de façon insensée, nous essayons de nous détruire, afin de découvrir que la Vie est éternelle. Comme Arjuna, dans d'atroces combats on me fit pénétrer certains Mystères et j'acquis le sens de l'absurde.




UN MOT AUX AGNOSTIQUES

Il y a peu, j'ai rencontré un jeune homme qui se disait agnostique. Il déclarait : " Je me désintéresse complètement de Dieu. Je n'ai aucune preuve qu'un Dieu existe, et l'idée qu'un Être supérieur veille en permanence sur moi et sur ce monde me paraît plutôt ridicule au regard de la situation du monde. Qui plus est, poursuivit-il, l'hypocrisie éhontée des "religieux" suffit à me soulever le cœur ".

Pareille affirmation résume bien l'opinion de nombre de gens frustrés, chez les jeunes comme chez les vieux. " Et encore une chose, ajouta-t-il, comment comprendre quoi que ce soit quand même les chefs religieux les plus âgés, après des années d'études, ne parviennent pas à trouver un terrain d'entente et sont apparemment incapables de résoudre les problèmes du monde ? Tout ça me donne à penser que Dieu est une invention de gens frustrés qui attendent qu'une force qui les dépasse résolve tous leurs problèmes. "

À l'heure actuelle, nombreux sont ceux qui partagent cet avis. Les rangs des désenchantés grossissent, surtout parce que les rejoignent en masse tous ceux qui ont été déçus par les organisations religieuses. De plus en plus de fidèles s'interrogent sur le bien-fondé des dogmes de leur confession. Les vieilles idées naguère jugées vérités absolues paraissent à présent insensées, pures superstitions à la lumière de la nouvelle dimension technologique du monde. Pour ces gens, la rupture avec les vieilles conceptions théologiques est rupture avec Dieu. Ils reprennent les arguments présentés contre les anciennes pratiques pour démontrer l'inexistence de ce qu'ils appellent " Dieu "… Il convient de préciser ici que leur argumentation ne touche nullement l'existence de Dieu, mais s'attaque plutôt aux vieilles conceptions de Dieu, aux vieilles idées sur Dieu et aux vieilles pratiques qui, aujourd'hui, envahissent tous les cultes organisés.

Je n'ai pas encore rencontré d'agnostique ou d'athée qui refuse l'existence et la présence de Dieu une fois que nous nous mettons simplement d'accord sur ce qu'est la Réalité.

En général, les athées nient et les agnostiques mettent en doute la réalité de Dieu tel qu'ils Le comprennent et Le définissent. Ils ont parfaitement raison, car Dieu, tel qu'ils Le définissent, ne peut absolument pas exister. Mais Dieu tel que Dieu est, n'est ni mis en doute ni nié par un seul habitant de cette terre, et ne l'a jamais été. Dieu, tel que Dieu est, est accepté sans discussion et même sans résistance par tout un chacun, parce que Dieu est le fondement même de l'être, le fait de l'existence réelle. À vrai dire, Dieu est la Vie elle-même. Montrez-moi un athée qui niera être en vie !

Ceux qui doutent et qui nient jettent forcément des pierres à leurs propres conceptions erronées de Dieu, aux définitions habituelles de Dieu, ou à l'idée généralement acceptée de ce que Dieu peut faire.

Je suis bien d'accord : l'idée qu'on se fait habituellement de Dieu est incorrecte et un tel Dieu n'existe pas - et n'a jamais existé. Mais Dieu, tel que Dieu est, existe bel et bien en tant que Réalité très présente et qu'indéniable fondement de l'Existence. La Vérité, la Réalité, le Fait constant existent. C'est tout ce qui existe véritablement ici même, à cet instant.

L'agnostique ne conteste pas le Fait constant. Il conteste un exposé inexact de ce Fait. Cet exposé erroné n'a pas plus de rapport avec le Fait réel que la fausse équation 2 plus 2 égale 5 n'en a avec la réalité de l'arithmétique.

Il faut être aveugle pour se couper du Fait constant et contester son existence simplement parce qu'un individu ou une organisation affirme une chose inexacte au nom du Fait réel.

La Réalité absolue est le fondement de l'existence des " choses " – et la science est l'étude des " choses ". La science montre maintenant de façon remarquable l'unité holistique et l'absolue perfection de l'existence.

Tout le monde, chaque habitant de cette terre sans exception, peut parvenir à une intelligence précise de Dieu ! Comment peut-il en être ainsi ? Parce que DIEU est dénué de toute complication et se comprend aisément !

Quand nous oublions tout ce qu'on raconte sur Dieu et que nous cessons de le prendre aveuglément pour nos propres croyances, Dieu devient remarquablement apparent. Et pourquoi ? Quelle sorte de Dieu Se refuserait à tous ceux qui n'ont pas suffisamment souffert, pas suffisamment étudié, pas cherché assez assidûment, ou pas prié avec assez de ferveur et selon les règles ? Quelle sorte de Dieu priverait de sa présence ceux qui n'ont pas été baptisés d'une façon ou d'une autre, ou n'ont pas adhéré à telle ou telle organisation ? Quelle sorte d'amour se dissimulerait à la moitié de la population du monde parce qu'elle n'est pas chrétienne ou musulmane, parce qu'elle ignore tout de tel arcane, sagesse que nul n'a profanée ? Quelle sorte d'Amour se dérobe à ceux qui ne souscrivent pas à tel ou tel ensemble de dogmes et de croyances, ne pratiquent pas tels ou tels rituels ou cérémonies ?

Eh bien, soyez assurés que Dieu ne se refuse à rien ni à personne. Dieu est ici même, à l'instant même, plus proche que les doigts et les orteils, plus près que la respiration. Il n'y a ni distance ni séparation entre soi-même et Dieu, d'un point de vue mental ou autre. Vous découvrirez que Dieu est tout ce qui est ici, et " tous me connaîtront depuis le plus petit jusqu'au plus grand, dit le Seigneur ". La simplicité de Dieu est confondante. C'est précisément cette simplicité que l'intellect humain plein de son importance ne peut voir ni comprendre tandis qu'il avance à grand-peine dans sa jungle de croyances érudites. Que les croyances disparaissent ! Que tout ce qu'" elles affirment " disparaisse ! Laissez tomber les vieilles convictions personnelles, et peu importe que vous y teniez comme à la prunelle de vos yeux. Reprenez au commencement, plongez à l'intérieur du cœur. Alors, quand vous parvenez à votre propre sens de Dieu, vous avez le bonheur de vous apercevoir que vous découvrez du même coup votre propre Identité Réelle et sa simplicité enfantine. De même qu'il est impossible de mettre le principe de l'arithmétique à l'intérieur d'un seul nombre [ou de tous à la fois], il n'est pas vraiment possible d'assujettir cette Conscience unique à un seul corps fini.

Le spectacle de l'univers vu par une Conscience dotée d'un propriétaire et maintenue en captivité s'appelle l'" expérience humaine ", laquelle est un tissu d'embarras sans fin. Pour mettre un terme à ces perplexités, on cesse de se prendre pour un ego distinct qui est conscient. On s'identifie à LA CONSCIENCE ELLE-MÊME. L'individu qui le fait se découvre immanquablement dégagé de toute prison, de toute corruption, de toute entrave, et libre. Il découvre que la seule Conscience à l'œuvre est la Conscience qu'a Dieu d'être tout ce qu'est Dieu.

Tout le monde, tout habitant de cette terre peut parvenir à une intelligence précise de Dieu ! Comment cela est-il possible ? Parce que Dieu est simple et se comprend aisément ! Quand nous faisons table rase de ce qu'on dit de Dieu et que nous cessons de l'accepter aveuglément et d'en faire nos propres croyances, Dieu devient remarquablement apparent. L'homme admet volontiers que la sphère d'influence de Dieu embrasse l'univers entier. Il reconnaît même intellectuellement que Dieu est partout, mais il n'est pas aussi prompt à admettre que Dieu, Fait constant, Réalité, Principe, est le tout de tout – que Dieu est l'être de l'existence même – que le Principe Divin lui-même est continûment tout ce qui constitue cet univers – que les gens et les choses, en tant qu'objets de perception, ne sont rien en eux-mêmes et par eux-mêmes, mais que Dieu est sans cesse tout ce qui constitue les gens et les choses – que la valeur et l'importance ne résident pas dans l'objet perçu mais en Dieu, Réalité, Fait perpétuel qui est continûment la totalité de l'objet et de la perception de celui-ci.



 

William Samuel





 

 


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